Lecture Commune avec Bouchon des Bois.
Venez lire son avis !
Aux
confins de l'univers, loin du regard de la civilisation, se commettent
les pires atrocités. Comme sur Felya, une planète d'extraction minière
où la puissante compagnie Fetexport exploite toutes les ressources à sa
portée : minérales, animales, végétales... et humaines.
Pour les
tribus indigènes, divisées, toute résistance est vaine. Que peuvent des
lances contre des tanks et des hélicoptères ? Les unes après les autres,
elles passent sous le joug de la compagnie : les hommes rejoignent les
rangs de leur armée, les femmes leurs bordels.
Puni pour avoir
enfreint les coutumes de son peuple, le jeune Lorin doit prouver son
attachement aux siens. Dans sa quête, il rencontrera Soheil, issue de la
tribu des tailleurs de sel. Tous deux devront mettre de côté leurs
différences s'ils veulent survivre aux épreuves dressées sur leur
chemin. Et de leur amour naîtra peut-être l'étincelle de la rébellion,
l'espoir attendu par toute une planète...
Un livre
qui trainait depuis trop longtemps dans ma PAL, heureusement que
l'occasion de faire une LC avec mon Bouchon préféré s'est présenté !
Felya,
une planète perdue dans l'univers. Une planète où l'extraction minière
fait rage, mais la compagnie Fetexport ne se limite pas à ça :
exploitations minérales, animales, végétales, humaines... Les tribus
indigènes sont sévèrement réprimées, et toute résistance semble futile.
Il n'y a pas le choix : soit la mort, soit rejoindre la compagnie. Parmi
ces différents peuples, nous allons suivre plus particulièrement deux
personnes : Lorin, qui a enfreint de nombreuses coutumes de son peuple
et doit prouver sa valeur auprès d'eux ; et Soheil, issue de la tribu
des tailleurs de sel, mal-acceptée également au sein de sa tribu. Les
deux jeunes gens vont voyager ensemble, unir leurs forces, et espérer
changer une planète entière.
Les Chants de Felya est un livre plutôt
imposant, et surtout très dense. Laurent Genefort décrit tout un
univers, un monde, une planète : et cela implique donc tout ce qui est
faune et flore, les différents habitants, les relations entre chacun...
Entre les tribus hostiles à la technologie et les multinationales qui
exploitent les ressources naturelles de la planète, on peut se douter
que tout ne va pas bien aller ! Entre partage, lutte, commerce,
exploitation, ou déportation, les tribus et les multinationales ont des
relations tendues et explosives. Particulièrement bien décrits, c'est
avec ce genre de récits que l'on constate que la science-fiction n'est
pas un « sous-genre » de la littérature : ces livres utilisent la
fiction pour pointer du doigt les problèmes de notre société, pour
décrire certains tourments. Et c'est particulièrement frappant ! Dans
Les Chants de Felya, on est confrontés à l'avidité humaine, à sa volonté
de s'enrichir coûte que coûte, peu importe les implications. Pour
pouvoir extraire ce dont elles ont besoins, les compagnies n'hésitent
pas à chasser des personnes de leur territoire, de leur maison, et pire,
les forcer à travailler pour eux, que ce soit en tant qu'ouvriers,
soldats, ou prostituées. L'homme ne montre pas sa meilleure facette ici,
malgré les beautés que l'on peut apercevoir, que ce soit celles des
paysages ou de certains êtres humains qui résistent à l'oppression.
Découpés
en trois parties (initialement c'était trois tomes différents : Le
labyrinthe de chair, De chair et de fer et Lyane), on suivra les mêmes
personnages, à différents moments de leurs vies. Laurent Genefort nous
offre des récits très riches, complexes, avec beaucoup de descriptions
mais avec un rythme nerveux malgré tout. Il se passe énormément de
choses, peu de temps morts et beaucoup d'actions.
Comme toujours avec
Laurent Genefort, j'ai passé un excellent moment ! Bien que Les Chants
de Felya ne compte pas parmi mes préférés (la trilogie de La Horde est
mon chouchou), j'ai pris un grand plaisir à ma lecture. Et si vous avez
l'occasion, n'hésitez pas à aller rencontrer Laurent Genefort, un auteur
vraiment abordable et sympathique !