Affichage des articles dont le libellé est Ito Ogawa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ito Ogawa. Afficher tous les articles

27/07/2020

La république du bonheur, de Ito Ogawa

La république du bonheur - Ito Ogawa



Philippe Picquier
20 Août 2020
19.00 €







La vie est douce à Kamakura.
Hatoko continue son activité d'écrivain-calligraphe, les amis et les clients se pressent dans la petite papeterie. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau.
Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa fillette QP, les joies d'être mère au sein de cette famille recomposée. La famille est au 
cœur de ce second livre : le mariage, la parentalité, les liens avec la belle-famille, ou à la propre mère de Hatoko, qui fait ici son apparition, le souvenir de l'épouse défunte de Mitsurô.
On retrouve dans ce roman toute l'alchimie des romans d'Ito Ogawa Ito : l'amour, le partage et la cuisine.



24/09/2018

La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

La papeterie Tsubaki - Ito Ogawa



Philippe Picquier
23 Août 2018
20.00 €






Hatako tient une petite papeterie à Kamakura. Elle est aussi écrivain public, comme sa grand-mère avant elle qui lui avait enseigné cet art d'écrire pour les autres.
Cette papeterie Tsubaki devient rapidement un lieu de rencontres où se nouent des relations inattendues. Elle calligraphie des cartes d'anniversaire, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu ; d'autres clients veulent annoncer leur divorce, d'autres encore ont des exigences surprenantes auxquelles elle se plie avec bonheur.
Grâce au talent d'Hatako et à son amour des autres, la petite papeterie devient le théâtre des réconciliations avec les autres et avec elle-même. Apaisée, le jeune femme pourra enfin écrire à sa grand-mère tout l'amour qu'elle n'avait jamais pu lui dire.



15/10/2016

Le jardin arc-en-ciel, de Ito Ogawa

Le jardin arc-en-ciel - Ito Ogawa



01 Septembre 2016
Picquier
19,50€





Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s'apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l'amour sur la terrasse d'Izumi et ne se quitteront plus.
Avec le petit Sosûke, le fils d'Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takashima et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d'une maison d'hôtes, nouvelle en son genre. Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu'un copieux nabe ou des tempuras d'angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.
Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l'intolérance et aux préjugés, d'une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l'amour est l'émotion dont les bienfaits sont les plus puissants. On réserverait bien une chambre à la Maison d'hôtes de l'Arc-en-ciel !




Un roman que j'attendais avec impatience !
Izumi est une jeune mère dont le mari vient de la quitter. Chiyoko est une lycéenne qui va tenter de se suicider. Les deux femmes vont se rencontrer par hasard, alors qu'Izumi empêche la jeune fille de se suicider. Quelques jours plus tard, elles se retrouvent, font peu à peu connaissance... Elles feront l'amour, avant de décider de s'enfuir ensemble. Izumi, Chiyoko et Sosûke, le fils d'Izumi. Ils vont former une nouvelle famille, les Takashima, et trouver refuge dans un village de montagne. Malgré le fait que ce soit deux femmes qui habitent ensemble, faisant se lever des sourcils, la famille va être acceptée malgré tout.
Au bout de quelques années, Izumi et Chiyoko décident de faire de leur maison une maison d'hôtes. Avec leur drapeau arc-en-ciel sur le toit ainsi que leur volonté d'accueillir toutes les personnes, qu'elles soient hétéros, homosexuels, étudiants, famille, seul, heureux ou malheureux... Elles vont rapidement créer un refuge, un endroit où on peut se reposer, se construire et apaiser ses souffrances.
Le jardin arc-en-ciel est une petite pépite. Après avoir lu et adoré Le restaurant de l'amour retrouvé et Le Ruban, je ne pouvais pas manquer le petit dernier d'Ito Ogawa ! Surtout qu'il s'est révélé aussi bon que les précédents, un bijou. Avec lui, je suis passée par toutes les émotions : joie, tristesse, larmes, rires. En lisant les dernières lignes, je n'ai pu que pousser un grand soupir : j'étais triste de quitter les personnages, devant les événements qui leur sont arrivés, mais aussi devant toute la joie dégagée par ces destins hors du commun.
Ito Ogawa présente les règles de la maison : « ne jamais se mentir à soi-même », « Rire à gorge déployée une fois par jour », « Fêter nos joies et pleurer nos chagrins ensemble », « Ne surtout pas se forcer » et enfin « Quand ça va mal, hisser le drapeau blanc sans hésiter ». Des règles simples, évidentes, mais qui devrait être appliquées dans la vie de tous les jours !
Les personnages dépeints par Ito Ogawa sont tous plus touchants les uns que les autres, j'ai eu l'impression de les connaitre et de les voir évoluer. Izumi était une personne renfermée, pas heureuse en ménage avec son mari... et qui a pu véritablement s'ouvrir en rencontrant Chiyoko. Une jeune fille qui est devenu une femme, audacieuse, prête à tout pour ceux qu'elle aime. De son côté, Sosûke, le fils d'Izumi, est sans doute un de ceux que j'ai préféré. Il a le talent d'écouter, de faire chaque personne se sentir importante. Mais le fait d'écouter trop les autres sans se préoccuper de soi-même est dangereux... A part Sosûke, Izumi et Chiyoko ont eu une fille, Takara, un vrai ouragan, une pièce indispensable de la famille !
Le jardin arc-en-ciel est une merveille : à lire absolument ! Je ne peux que vous encourager, c'est une lecture bouleversante.





Challenge : Un genre par mois.
(Mois de septembre)

17/09/2015

Le Ruban, de Ito Ogawa


Le Ruban

Ito Ogawa








Hibari vit avec sa grand-mère Sumire, une passionnée d'oiseaux. Un jour, Sumire trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon, et donne à l'oiseau qui éclôt le nom de Ruban. Un jour, l'oiseau s'enfuit de sa cage. Volant d'une personne à l'autre, il apporte consolation et joie de vivre partout où il passe.
Ce roman lumineux, mais grave aussi, car il aborde des sujets douloureux comme le deuil, la maladie ou l'exclusion, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fi l de ces histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de bonheurs sans pareils, d'immenses peurs bleues et d'espoir rose bonbon.



Après avoir lu Le Restaurant de l'Amour Oublié, je me suis précipitée sur ce livre d'Ito Ogawa.
L'histoire commence lorsque Sumire, une vieille dame un peu fantasque, recueille des œufs d'oiseau. Avec l'aide de sa petite-fille Hibari, elle va s'en occuper et les faire couver dans son chignon. Un beau jour, l'un des œufs va éclore, libérant une perruche. Cet oiseau va symboliser le lien existant entre ces deux personnes, et son nom en est la parfaite représentation : Ruban.
Ruban va s'envoler, quittant Sumire et Hibari. Sur son chemin, il va rencontrer des personnes différentes, uniques, mais qui ont toutes en commun un même désespoir, un désabusement et un désenchantement. On s'immisçant dans leurs vies, Ruban va leur prouver que la joie est toujours là et que la vie vaut la peine d'être vécue.
Le Ruban confirme encore une fois la maîtrise et l'excellence d'Ito Ogawa. Elle a d'abord une écriture magnifique, très légère mais vraiment intense, qui décrit une histoire touchante. On a droit à plusieurs récits, plusieurs personnages, liés par une seule chose : un oiseau. Ces histoires n'en forment plus qu'une, très poétique, nuancée et captivante. J'ai été émerveillée par la beauté du livre, du début à la fin ! Ito Ogawa nous décrit des émotions très intenses, qui ne peuvent que nous toucher. Grâce à Ruban, on va naviguer de plaisir en émerveillement, on entre dans l'intimité des personnages, on peut voir leur peine, leur joie et toute une palette d'émotions. Le Ruban est non seulement une ode à la vie, mais aussi un message d'espoir et d'harmonie. Tout n'est pas toujours rose ou beau, mais on se rend compte que parfois il suffit d'une goutte d'eau pour de nouveau voir la beauté du monde.
Très délicat, très beau, j'ai vogué selon l'histoire des personnes que j'ai rencontrée, et je me suis vraiment sentie connectée à eux. Avec Le Ruban, Ito Ogawa a créé une œuvre magistrale, très poétique.
A lire impérativement !


Chronique en + : l'avis de La Bibli de Momiji !