25/06/2017

Au service surnaturel de sa Majesté, Tome 2, de Daniel O'Malley

Au service surnaturel de sa Majesté, Tome 2
Agent Double



Daniel O'Malley







Quand, après des années de combats acharnés , deux organisations secrètes et rivales sont contraintes d'allier leurs forces, une seule personne semble en mesure de les aider à conclure cette paix nécessaire : Myfanwy Thomas, la très fantasque héroïne de The Rook.
D'un côté, la Checquy, organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. De l'autre, les Greffeurs, une société de peu recommandables alchimistes belges adeptes de manipulations génétiques en tous genres.
Sans compter les mystérieux Antagonistes, qui tentent par tous les moyens de faire échouer les négociations.




Un livre que j'attendais avec une TRÈS grande impatience !
Après les événements survenus dans The Rook, la Checquy et les Greffeurs concluent une paix fragile, et entament des pourparlers. Une trêve menacée par les siècles de guerres et d'histoires qui séparent ces deux organisations. La Checquy, même si elle n'a aucune fenêtre publique, est une organisation dépendant du ministère et chargée de protéger la Couronne Britannique contre toutes forces surnaturelles menaçante. De leur côté, les Greffeurs ont vécu dans l'ombre, d'abord à cause de leurs expérimentations – qui suscitent aussi bien l'envie que la peur – mais aussi pour avoir été décimés il y a des siècles. Pour que ces deux organisations puissent vivent et travailler ensemble, elles doivent régler leur passé commun : que ce soit pour la Checquy ou pour les Greffeurs, les jeunes ont souvent été élevés dans l'idée que l'autre était le Croque-Mitaine, le monstre et l'ennemi. Dépasser des idées et des peurs comme celles-ci ne pourra pas se régler facilement ! Surtout lorsqu'un mystérieux groupe appelés les Antagonistes semble bien déterminer à faire échouer les négociations...
The Rook est un de mes gros coups de cœur de l'année 2015, et je piaffais d'impatience à l'idée de lire la suite, qui a mis énormément de temps à venir ! Mais, malgré tout, l'attente valait le coup, car Agent Double est une pure pépite, aussi bon que le premier tome. Daniel O'Malley reprend les éléments de The Rook, et les approfondit dans Agent Double. Délirant, farfelu, complètement déjanté... Et plus encore ! L'histoire est à la fois perché et cohérente, très dense, et les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres.
Du côté de l'histoire, on a donc un mélange d'histoire gouvernementale et de fantastique, un mélange qui a toutes les chances de retomber comme un vieux soufflé si elle n'a pas bien maîtrisée. Mais Daniel O'Malley écrit à la perfection, et tout est parfaitement mené et clair du début à la fin. LE TALENT, mesdames et messieurs ! Parlons un peu des personnages maintenant. Dans The Rook, nous suivions seulement Myfanwy Thomas, la Tour de la Checquy. Mais dans Agent Double, Daniel O'Malley fait les choses différemment et introduit deux nouveaux personnages principaux : d'abord Odette, qui fait partie des Greffeurs et de la délégation de paix ; et ensuite, il y a Felicity, une employée de la Checquy qui va être affectée à la protection et à la surveillance d'Odette. Et c'est le gros point fort de Agent Double, car même si Myfanwy Thomas reste mon personnage préféré, le fait d'introduire Odette et Felicity permet d'emmener l'histoire à un autre niveau. Car le fait de pouvoir avoir accès aux pensée d'Odette permet de mieux comprendre les Greffeurs. Dans The Rook, on les considérait comme les « méchants » de l'affaire, les ennemis. Mais pour eux, ce sont la Checquy l'ennemi. Car si les Greffeurs ont beau avoir tenté d'envahir le pays et avoir des améliorations corporelles pour le moins surprenante et (souvent) dangereuses, ils restent humains et ont simplement avancés la technologie à un niveau jamais égalé. De leur côté, les employés de la Checquy disposent de capacités surnaturelles, totalement inconnues et mystérieuses, ce qui fait d'eux les vrais « monstres ». Deux histoires, deux points de vue, deux pensée différente... Le plus délicat va être de déconstruire ces pensées, de montrer qu'ils sont tous particuliers, à différents niveaux, mais tout aussi intéressants à connaître. Bref, un gros travail à accomplir, surtout si la paix doit être maintenue !
Je pourrais continuer encore longtemps, mais je dirais simplement ceci : QU'ATTENDEZ-VOUS POUR LIRE CES LIVRES ?! En seulement deux tomes Daniel O'Malley s'est imposé comme un de mes auteurs préférés, et je compte bien suivre. C'est délirant, complexe, jouissif, formidable, captivant, absolument phénoménal, quoi.
Maintenant, je veux le tome 3, de suite !




Au service surnaturel de sa Majesté, Tome 1 : The Rook
Au service surnaturel de sa Majesté, Tome 2 : Agent Double





Chronique en + : l'avis de Totoro !

23/06/2017

Taboo – Saison 1 (BBC)

Fiche technique

Création : Steven Knight, Tom Hardy, Chips Hardy
Production : Steven Knight, Ridley Scott
Pays d'origine : Royaume-Uni
Chaîne d'origine : BBC One
Nb. de saisons : 1
Nb. d'épisodes : 8
Diff. Originale : 7 janvier 2017
Officiellement renouvelée pour une saison 2






Synopsis


Présumé mort en Afrique depuis de nombreuses années, en 1814, James Delaney revient à Londres. Homme tourmenté et changé, il trouve à son retour son père, Horace Delaney, mort, et constate que son pays l'Angleterre est en Guerre avec la France et les États-Unis.
L'arrivée de James menace de perturber les ambitions de sa demi-sœur Zilpha et de son époux Throne ainsi que les ambitions politiques de la Compagnie des Indes orientales, présidée par Sir Stuart Strange.




Distribution


Tom Hardy : James Keziah Delaney
Oona Chaplin : Zilpha Geary
David Hayman : Brace
Michael Kelly : docteur Dumbarton
Jonathan Pryce : Sir Stuart Strange
Stephen Graham : Atticus
Jessie Buckley : Lorna Bow
Mark Gatiss : Prince-régent, futur George IV
Franka Potente : Helga




Épisodes


Première saison (2017)
1- Épisode 1
2- Épisode 2
3- Épisode 3
4- Épisode 4
5- Épisode 5
6- Épisode 6
7- Épisode 7
8- Épisode 8




Mon avis

Il y a quelques temps est venu la rumeur comme quoi une série produite par Ridley Scott, créée et écrite par Steven Knight, Tom Hardy et son père Chips Hardy, allait voir le jour. Vous me connaissez, vous savez que Tom Hardy est un acteur que j'apprécie quelque peu. Avec en plus des premières images de toute beauté et un synopsis alléchant, je ne pouvais décemment pas manque de me précipiter sur Taboo dès que le premier épisode a été diffusé !

Mais sinon, concrètement, de quoi parle Taboo ? Nous sommes dans les années 1800, à Londres. Présumé disparu et mort depuis des années, James Delaney revient chez lui après la mort de son père. Un retour qui ne se fera pas en douceur et dans le plaisir : puisqu'il est le fils aîné de Horace Delaney, c'est à lui que revient les possessions de son défunt père. Et c'est une parcelle de terre située sur la côte ouest américaine qui est particulièrement intéressante, étant donné celui qui la possède à la mainmise sur le transit du commerce... La réapparition de James Delaney va profondément contrarier la Compagnie des Indes Orientales, qui était en négociation avec Thorne Geary, l'époux de Zilpha et la demi-sœur de James, pour racheter cette terre. James va être le pivot d'une guerre sans merci entre la Compagnie des Indes Orientales et les Américains : il va se faufiler dans ce conflit, tirant ses propres cartes et chamboulant complètement le plateau de jeu.


Dans Taboo, il y a tout ce que j'aime : la période historique (l'Angleterre juste avant la révolution industrielle), la ville de Londres où abus et corruption sont maîtres, une histoire de vengeance, des acteurs talentueux (Tom Hardy en tête), et une direction menée de main de maître (en même temps, Steven Knight c'est le scénariste de Peaky Blinders, Les Promesses de l'ombre, et autres : une valeur sûre donc !). Tout cela se mélange de façon harmonieuse, rendant le tout très addictif. Malgré tout ce mélange, la série est quand même énormément estampillé Tom Hardy : car après tout, c'est sa série ! Non seulement il a le rôle principal (ô combien marquant!), mais c'est également une des personnages à l'origine du projet, un de ses directeurs... Bref, il a mis énormément de temps et de son talent dans Taboo. Mais comme j'aime énormément l'homme et ses capacités artistiques, c'est vraiment du tout bon pour moi ! 

Il a une présence phénoménale à l'écran : que ce soit en physique ou en charisme. Il en impose à chaque scène, même en se contentant de faire un « Hum ». On se pose énormément de questions sur lui : qu'a-t-il fait durant ses années d'absence ? Qu'a-t-il appris en Afrique ? Va-t-il mettre Londres à feu et à sang pour satisfaire son besoin de vengeance ? Car Taboo, c'est essentiellement une histoire de vengeance et de guerre. La lutte pour le pouvoir et pour la terre fait rage, et James Delaney se tient bien droit entre les Américains et la Compagnie des Indes, n'hésitant pas à embrouiller le jeu, à manipuler, à faire couler le sang, à marchander, pour obtenir ce qu'il veut. Un homme redoutable, peu compris et crains par ses pairs, qui va montrer une grande force de caractère et de volonté. Entre mysticisme et histoire, la tension est permanente.... 

Outre cette guerre et cette vengeance, Taboo est aussi une histoire familiale, que ce soit entre James et sa demi-sœur, avec le spectre de son père qui est toujours présent, avec la deuxième épouse de son père, Lorna Bow, qui va rapidement se tailler une place d'importance dans la vie de James. Sa relation avec Brace, le majordome, est également primordiale, tout comme son antagonisme avec Stuart Strange, qui a bien mérité son sort (instant jouissif par excellence!).
Donc, Taboo se révèle ni plus ni moins que mon premier coup de cœur en matière de série de l'année 2017 : une série à l'ambiance très particulière, qui ne séduira peut-être pas tout le monde, mais qui accrochera les autres.
Pour ma part, je piaffe d'impatience en attendant la saison 2. Vivement !!

21/06/2017

Brisé, de Nicola Haken

Brisé - Nicola Haken



MxM Bookmark
08 Mars 2017
19.00 €







Quand Theodore Davenport entreprend d'échanger son boulot sans intérêt pour une véritable carrière, il franchit les portes de Holden House Publishing avec enthousiasme et détermination, bien décidé à réussir. Il prend ses aises dans son nouveau job, se fait de nouveaux amis, et rêve d'atteindre les sommets de la hiérarchie.
Son plan suit son cours, jusqu'au jour où il rencontre James Holden, P.-D.G. de Holden House.


Un livre que j'étais curieuse de lire !
Theodore Davenport a sauté de travail en travail, voguant sur des journées sans intérêt. Prenant un jour le diable par la queue, il décide de postuler chez Holden House Publishing : amoureux des mots et des livres, il espère bien évoluer de cette position d'assistant à un véritable poste. La semaine précédente, il avait eu une relation avec un homme dans une boîte de nuit. Une rencontre qu'il imaginait sans conséquence. Jusqu'au jour où il rencontre de nouveau cet homme : James Holden, le PDG de Holden House...
James Holden est un homme dur, qui attend le maximum de ses employés, et qui ne se pose jamais dans une relation stable. Mais, bizarrement, il se découvre l'envie d'en savoir plus sur Theodore. Pour le sexe, certes, mais il apprécie le défi que lui lance son employé, ce challenge pour le conquérir. Mais est-il vraiment prêt à dévoiler son secret et ce qui le freine pour entamer une relation sérieuse ?
Je suis de plus en plus conquise par les éditions MxM Bookmark, et par les titres qu'ils proposent. Que ce soit en romance pure (M/M, F/F ou M/F) ou par les titres plus orientés vers la Fantasy. Brisé est une romance qui me paraissait très « basique » au départ : la relation entre un patron et son employé, deux personnes qui ne s'entendent pas au départ, un secret qui ronge un homme et l'empêche de s'ouvrir aux autres... Mais au fil de ma lecture, j'avoue avoir été de plus en plus conquise !
D'abord, grâce aux personnages. James Holden apparaît comme le patron tyrannique typique, un connard insensible et cynique. Mais il cache une grosse blessure, des relations familiales compliquée, ce qui l'a poussé à se renfermer profondément dans sa coquille et à bâtir une épaisse muraille autour de lui. Heureusement, il est tombé par hasard sur la bonne personne, celle qui a permis à ses murs de s'abattre. Et cette personne, c'est Theodore. Un grand cœur, profondément gentil, mais ce n'est pas pour ça qu'il va se laisser faire ! Chacune de leurs rencontres est explosives, ils vont tisser lentement une relation fragile mais très intense. Des démons vont refaire surface, il y aura des décrochements... mais ce qui leur permettra d'avancer et de devenir plus forts !
Brisé se révèle une très belle histoire, qui se démarque des romances que j'ai pu lire dernièrement. Une excellente surprise !




Chronique en + : l'avis de Mon paradis des livres !

19/06/2017

Tearling, Tome 2, de Erika Johansen

Tearling, Tome 2
L'invasion du Tearling



Erika Johansen







Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine.
Mais en stoppant les livraisons d'esclaves au royaume voisin de Mortmesne, elle a provoqué la colère de la tyrannique Reine rouge, qui tire son pouvoir de la magie noire. En représailles, sa terrible armée déferle sur le Tearling pour s'emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit.
Rien ne peut arrêter l'invasion...




Merci à JC Lattès !
Kelsea Glynn est montée sur le trône, pour le meilleur et pour le pire. Son règne s'annonce meilleur que celui du régent, mais apporte aussi son lot d'obstacles. Elle a décidée d'arrêter l'envoi d'esclaves à la Reine Rouge, mais celle-ci – en guise de représailles – envahit le Tearling. La guerre commence donc entre les deux royaumes, annonçant une période de troubles sévères. Kelsea est de plus en plus à l'aise dans son rôle de reine, tout en ayant encore beaucoup de choses à apprendre ou son autorité à asseoir. Les décisions qu'elle prend ne feront pas l'unanimité, mais elle les prend en son âme et conscience...
Après avoir lu et adoré La Reine du Tearling, je piaffais d'impatience en attendant L'invasion du Tearling. En espérant ne pas être déçue, et avoir une suite aussi bonne que le premier tome !
Mais aucune crainte à avoir là-dessus : dès les premières pages, j'ai été embarquée. L'invasion du Tearling met l'accent sur la guerre qui oppose le royaume du Tearling à celui de Mortmesne, l'affrontement entre deux femmes que tout oppose à priori. Les préparatifs pour contrer l'avancée de l'armée ennemie s'intensifient, les généraux et Kelsea font tout leur possible pour vaincre les forces de la Reine Rouge, tout en faisant face au fait qu'ils risquent très probablement d'être décimés, face à la puissance supérieure de la reine maléfique... Cela introduit énormément de tensions, de peurs et de rage.
Dans ce climat anxiogène, on découvre une toute nouvelle facette de Kelsea. Encore très jeune, la reine n'a que 19 ans. Elle doit non seulement faire face à une ennemie plus âgée et plus puissante qu'elle-même, mais aussi gouverner son royaume et le protéger de la guerre... Une très lourde charge pour ses épaules inexpérimentées ! Et ce poids entraîne Kelsea à changer : elle devient notamment beaucoup plus dure, elle se blinde et devient plus impitoyable. Mais peu à peu, elle réalise qu'elle ne change pas seulement mentalement. Les joyeux qu'elle porte semblent avoir une incidence sur son apparence physique, mais lui octroie notamment de mystérieux pouvoirs... Elle ait assailli régulièrement de flash-back, lui montrant la vie d'une femme appelée Lily, vivant il y a bien des années. Pourquoi ce bouleversement physique, pourquoi ces visions ?
L'invasion du Tearling apporte un certain lot de changement, d'évolution et de nouvelles situations à appréhender. Le livre dans sa majorité est un coup de cœur, à l'instar du premier tome. Il y a seulement une situation qui m'a quelque peu chagrinée : le changement physique de Kelsea. Autant j'ai troué très intéressante son évolution mentale et le fait qu'elle devienne plus dure, mais je n'ai pas contre pas adhérée au bouleversement de son physique. Dans La Reine du Tearling, Erika Johansen décrivait une jeune femme mal à l'aise avec son physique, qui ne correspondait pas aux canons de la beauté, mais qui a une telle force morale que cela transcendait tout. Sans être une beauté, c'est une jeune fille normale, ordinaire. Mais maintenant, nous avons affaire à une grande beauté, qui charme hommes et femmes. C'est bien amené dans l'histoire, mais j'aurais préférée que cela ne se fasse pas... Mais bon, ce changement physique a été compensé par l'évolution du mental de la jeune femme. Elle reste majoritairement égale à elle-même, à ses valeurs, mais le fait de devoir régner aussi jeune et faire face à une guerre l'a bouleversé, ce qui est compréhensible. Kelsea fait face aux événements, elle ne ploie pas devenant l'ennemi, quitte à rendre coups pour coups. Elle fait face à la Reine Rouge, à la Sombre Chose et à la crainte de décevoir son peuple. Un changement que j'ai donc trouvé parfaitement normal et très bien décrit !
Du côté des personnages secondaires, ils sont tous plus intéressants les uns que les autres. On découvre davantage la Reine Rouge, ce qui est très intéressant. On comprend davantage ses motivations, ses peurs... La Sombre Chose est également très bien décrite : à donner des frissons ! Massue est toujours présent, et des fois je me demande ce que la Reine ferait sans lui. Et enfin, mon personnage préféré : le Fetch. A mon grand regret, on le voit très peu... Mais quand il apparaît, quelles étincelles ! J'espère qu'on le verra davantage dans la suite, il m'en faut plus.
Donc, à part un ou deux points très minimes, j'ai eu vraiment un coup de cœur pour L'invasion du Tearling, qui tient les promesses du premier tome.
Vivement la suite !






Tearling, Tome 1 : La Reine du Tearling
Tearling, Tome 2 : L'invasion du Tearling





Chronique en + : l'avis de La Tête dans les Livres !

17/06/2017

Hôtel des Muses, de Ann Kidd Taylor

Hôtel des Muses - Ann Kidd Taylor





Calmann Levy
17 mai 2017
20.90 €







Maeve, une biologiste marine, arpente les océans du monde. À l'approche de son anniversaire, elle retourne dans le golfe du Mexique, à l'Hôtel des Muses, fondé par son exubérante grand-mère sur un îlot paradisiaque. Dans ce lieu splendide où elle a grandi, elle veut faire le point sur sa vie.
Ce séjour va prendre une tournure inattendue. Dès son arrivée, Maeve ap­prend qu'un nouveau chef a été embauché : Daniel, son amour de jeunesse, avec qui elle a failli se marier sept ans plus tôt. Puis son frère lui annonce qu'il va publier un premier roman inspiré de sa vie amoureuse. Maeve se sent tra­hie, et bientôt, quelqu'un s'en prend aux requins citrons, son espèce favorite...
Avec un cadre somptueux, une fine analyse des sentiments et des personnages profonds, Hôtel des Muses est une évocation tendre et touchante du pouvoir du pardon et de la promesse du véritable amour.






Merci à Calmann Lévy !
Maeve est une biologiste marine, dont la spécialité est d'étudier les requins, et qui a travaillé sur l'ensemble du globe pour préserver et étudier la faune marine. A l'occasion de son anniversaire, elle retourne au golfe du Mexique. Sa grand-mère a fondé il y a des années l'Hôtel des Muses, un endroit aussi excentrique et charmant qu'elle, et qui permet à Maeve de se reposer entre deux missions. La jeune femme espérait passer un moment serein, sans pression. Mais cela ne va pas se passer comme ça... Il y a d'abord les retrouvailles avec Daniel : l'homme qu'elle a failli épouser, et qui devenu le chef cuistot de l'hôtel. Il y a ensuite son frère qui va publier un roman s'inspirant de la vie amoureuse de sa sœur. Et pour finir, des braconniers s'en prennent aux requins citrons, l'espèce favorite de Maeve. Cela augure beaucoup de bouleversements !
Ann Kidd Taylor signe avec Hôtel des Muses son premier roman sorti en France, et je dois dire que je suis conquise. Déjà, rien que le résumé promet d'excellentes choses : relation familiale et amoureuse, le lien avec la nature et les animaux, des événements... Et le contenu apporte bien tout cela, et plus encore ! Même si les prémices de l'histoire paraissent simples, la façon dont Ann Kidd Taylor a traité son histoire est vraiment excellente. Elle part d'un postulat simple mais le maîtrise très bien du début à la fin. Dès le début, on est plongés (jeu de mot facile) dans l'intrigue, et on commence avec une sortie en mer. La description de cette première plongée est frappante, la descriptions des animaux et des fonds marins est de toute beauté. Mais ce n'est qu'un amuse-bouche pour bien nous préparer à la suite ! Cette ode à la nature est sans conteste une des choses que j'ai préférée de Hôtel des Muses : Ann Kidd Taylor nous entraîne dans une plaidoirie pour la protection de l'environnement. Les fonds marins, qui ne nous a pas encore livrés tout ses secrets, est de plus en plus en danger. Entre les chasses abusives, les machines et la pollution, ce n'est qu'une question de temps avant que tout ne soit détruit. Il est nécessaire de développer une conscience collective pour la protection de la planète, car la Terre ne va pas pouvoir continuer longtemps à ce rythme. Hôtel des Muses pointe principalement le cas de la mer et des requins, mais tout est concerné. Mais c'est aussi un livre nécessaire à lire pour la survie des requins. Trop souvent chassés, et souvent seulement pour leurs ailerons, trop souvent crains et décriés à tort, le sort des requins est inquiétant. Certes, des accidents arrivent avec ces animaux, mais eh ! Pas plus que d'autres espèces. Et niveau dangerosité, l'homme est plus inquiétant pour le requin que l'inverse... Ce sont des animaux qui m'ont toujours fasciné, et dont il est primordial d'aller à la rescousse.
Outre les requins et la mer, Hôtel des Muses nous présente des histoires de personnes, avant tout. Pour commencer avec Maeve, c'est une femme forte, indépendante, et dont l'intérêt pour les requins a été piqué lorsqu'elle s'est fait mordre étant petite. Au fil des années, c'est devenue une des meilleures biologistes marines, très demandée. Elle s'est souvent réfugiée dans son travail pour oublier la trahison de Daniel, son ex-petit ami. Autant j'ai énormément appréciée Maeve, autant j'ai pas pu encadrer cet homme. Même en enlevant ce qu'il avait fait subir à Maeve, je n'ai pas réussi à accrocher avec lui. Par contre, j'adore sa fille, un petit personnage adorable et intelligent, sans conteste une de mes préférées ! Le frère de Maeve ne m'a pas plus touchée que ça non plus, mais par contre gros coup de cœur pour Nicholas, un des collègues de Maeve.
J'ai été tenue en haleine jusqu'à la fin, une fin d'ailleurs qui m'a énormément plu. Je ne peux qu'approuver toutes les décisions prises par la jeune femme !
Je préfère ne pas en dire plus pour ne pas dévoiler trop de détails, mais sans conteste Hôtel des Muses est excellent du début à la fin. LE roman à lire pour cet été !







Chronique en + : l'avis de Mangeons les livres !

15/06/2017

La Passe-Miroir, Tome 3, de Christelle Dabos

La Passe-Miroir, Tome 3
La Mémoire de Babel


Christelle Dabos







Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima.
Aujourd'hui il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?




ENFIN ! Deux ans que j'attendais ce livre, et il est FINALEMENT là !
Depuis les événements survenus dans Les disparus du Clairdelune, presque trois ans se sont écoulés. Thorn est toujours porté disparu et n'a donné aucune nouvelle ; Ophélie est retournée chez sa famille, où elle évite d'attirer l'attention. Mais elle en a assez d'être surveillée, de ne pouvoir faire un pas sans avoir des espions collées à elle. Alors, avec un peu d'aide, Ophélie – sous une fausse identité – s'enfuit à Babel. Babel, le lieu qui semble être la clef de toute les réponses, et où sont rassemblées les archives mémorielles du monde. C'est là qu'Ophélie va devoir se fondre dans la masse, espérant à la fois retrouver son mari et rassembler des informations sur Dieu.
En seulement deux petits (gros) tomes, Christelle Dabos s'est imposée comme une auteure incontournable en Fantasy, mais aussi comme une de mes écrivaines préférées. Première claque avec Les fiancés de l'hiver, deuxième coup avec Les disparus du Clairdelune. Et uppercut avec La mémoire de Babel. Car oui, mesdames et messieurs, ce troisième tome est aussi excellent et addictif que les précédents ! Mais COMMENT est-ce possible ?!
Comme toujours quand je lis un nouveau tome d'une série, j'aime bien relire – ou du moins feuilleter – les premiers tomes. Histoire de bien me souvenir des personnages et de l'intrigue dans son ensemble, histoire de ne pas être trop perdue. Et puis en plus... Ben, c'est La Passe-Miroir ! Une de mes sagas préférées, ce qui veut dire que je pourrais la relire x fois sans me lasser. Une fois bien préparée, je me suis donc lancée avec impatience dans La mémoire de Babel, car je ne pouvais attendre plus longtemps.
Alors, La mémoire de Babel, pourquoi l'ai-je autant aimé que les précédents ? Déjà pour cet univers complètement... dingue ! Christelle Dabos a une imagination foisonnante et une plume extraordinaire, ce qui sied à merveille à cet univers complexe qu'elle nous présente. Nous avons pu visiter l'arche natale d'Ophélie, celle de Thorn, la cour de Farouk, et nous découvrons ici une toute nouvelle arche, avec Babel. Babel n'est rien de plus que le lieu où sont rassemblés toutes les archives et connaissances, le lieu idéel pour parfaire son savoir. Pour Ophélie, cela va être l'occasion, non seulement de chercher Thorn et Dieu, mais aussi de parfaire son talent de liseuse. Car elle va vite réaliser que pour être à la hauteur de l'institution qu'elle va intégrer, il lui faudra davantage travailler que lorsqu'elle tenait son musée. Un travail lent, laborieux, stressant, où elle devra protéger sa fausse identité et sans se faire pratiquement aucun ami. Depuis Les fiancés de l'hiver, Ophélie a énormément changée, et on en prend véritablement conscience ici. Certes, elle est toujours aussi maladroite, parfois hésitante, mais les épreuves qu'elle a subi l'ont endurcie, et elle réalise maintenant beaucoup mieux ce qu'elle veut, les capacités qu'elle possède et le chemin qui lui reste à accomplir. Une petite personne touchante, sensible, et tellement intéressante ! Quand j'ai commencé ce troisième tome, j'étais aussi très impatiente de retrouver Thorn, et Christelle Dabos ne nous a pas ménagée à son propos. A chaque fois que je le voyais, ça finissait en cris de frustrations et en amour encore plus éperdu. Oui oui oui, tout ça et bien plus encore ! Même si beaucoup de non-dits ont été levés, que le chemin pour se retrouver n'a pas été facile, je dirais simplement que tout ça vaut le coup, et au centuple. Aaah... J'adore ces deux personnages, mais je les aime encore plus lorsqu'ils sont réunis ! Une fois que La Passe-Miroir sera fini, je militerais pour qu'on ait une dose supplémentaire de Thorn : peut-être un livre sur la période où il était séparé d'Ophélie, ou encore l'histoire de son enfance ? Il me faudra beaucoup plus sur lui !
Pour ce qui est des personnages secondaires : on rencontre pleins de nouveaux à la pelle, tous plus intéressants les uns que les autres. La plupart ne sont pas très attachants, mais heureusement qu'il y en a deux ou trois qui rattrapent tout, et heureusement pour Ophélie qu'ils sont là ! Du côté de ceux qu'on connaissait déjà, on les voit moins souvent, mais un peu quand même. Archibald, Tante Roseline et Bérénilde sont moins présents, mais on a la possibilité de les voir à travers les yeux de Victoire, ce qui apporte un grand plus. Non seulement on introduit Victoire, mais on a l'occasion d'avoir un point de vue différent sur ces personnages, et c'est présenté de façon très intéressante.
Pour ce qui est de l'intrigue proprement dite, à présent : au cours de ma lecture de La mémoire de Babel, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et, malgré la taille déjà imposante dudit bouquin, j'aurais adorée avec une centaine de pages en plus, pour rester encore en compagnie d'Ophélie et des autres. POURQUOI il se lit aussi vite ?! Je ne pouvais pas poser le livre un seul instant et malgré toute ma volonté de le lire doucement pour le faire durer, je confesse ne pas avoir réussi... Addictif, merveilleux, foisonnant, je pourrais continuer comme ça pendant longtemps ! Il y a beaucoup à assimiler, beaucoup de personnages à retenir, mais à aucun moment cela se résume à du remplissage. Tout est là pour une bonne raison, et tout est nécessaire.
Bref, La mémoire de Babel est – une nouvelle fois – une réussite, du début à la fin ! Et je sens que l'attente pour le dernier tome va être longue...



Voici pour vous, et en GIF, un résumé des sentiments par lesquels je suis passée :

- Lorsque le tome 3 est sorti :


- Pendant ma lecture :


- Quand je pense à l'attente pour le 4ème tome :




- A quel moment ? A quel moment cessons-nous
d'être des humains et devenons-nous des objets ?






La Passe-Miroir, Tome 1 : Les Fiancés de l'Hiver
La Passe-Miroir, Tome 2 : Les Disparus du Clairdelune
La Passe-Miroir, Tome 3 : La Mémoire de Babel






Chronique en + : l'avis de Bettie Rose Books !

13/06/2017

Top Ten Tuesday ≠53

Top Ten Tuesday
Les 10 couvertures les plus originales

La couverture est un élément primordial pour moi, lors du choix d'un livre. Souvent même avant de lire le résumé, c'est elle qui va me faire arrêter ou non sur un livre. Voici les couvertures que je préfère ou qui attirent l’œil !

- Rue Farfadet, de Raphaël Albert



- Dites aux loups que je suis chez moi, de Carol Rifka Brunt


- Le Château, de Edward Carey


- Le linguiste était presque parfait, de David Carkeet


- Les Fiancés de l'Hiver, de Christelle Dabos


- L'affaire Jane Eyre, de Jasper Fforde


- L'étrange vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman


- La cité des méduses, de Emmi Itaranta


- Au service surnaturel de sa Majesté, de Daniel O'Malley


- Belle, de Robin McKinley

11/06/2017

Un souffle, une ombre, de Christian Carayon

Un souffle, une ombre

Christian Carayon




Été 1980. Le lac de Basse-Misère, dans le sud du Massif central. Un groupe d'adolescents de bonne famille est massacré sur l' îlot où il était parti camper, en marge de la fête du club nautique local. Dans toute la région, l'onde est sismique. Comme un point de bascule irréversible, qui signe la fin d'une époque d'insouciance, et le début du déclin de la vallée.
Le chercheur en histoire Marc-Édouard Peiresoles est originaire de Valdérieu, et témoin impuissant du cataclysme alors qu'il n'était que collégien, il décide de retourner sur place, et de reprendre toute l'enquête. Comme on replonge dans ses propres traumatismes.



Merci à Fleuve !
Eté 1980, dans un village du Massif Central. Comme chaque année, certains habitants se réunissent pour faire la fête au club nautique. Certains de leurs enfants, deux filles et deux garçons, obtiennent la permission de camper sur un petit îlot juste en face du club. Ils promettent de revenir pour le lendemain matin. Ne les voyant pas revenir, les parents traversent l'eau et arrivent sur le lieu d'un carnage...
Cette tuerie inexpliquée de quatre enfants sonne le glas du lac de Basse-Misère et de son village. La vie dans la vallée décline, c'est la fin d'une époque. Pendant que les habitants se dissolvent peu à peu, le tueur cours toujours.
Un souffle, une ombre nous raconte l'histoire des habitants d'une petite ville, des meurtres inexpliqués, mais surtout de Marc-Édouard Peiresoles, un habitant de cette région devenu professeur à l'université de Toulouse. Homme renfermé, toujours anxieux, il va tenter de chasser ses démons personnels en faisant la chasse à d'autres démons, plus réels. Alors qu'il n'était qu'un collégien, il a assisté de loin à l'événement, ce qui a conditionné toute sa vie future. Il décide de reprendre l'enquête, pour tenter de comprendre l'indicible.
Je ne connaissais pas Christian Carayon avant de commencer Un souffle, une ombre, et je suis très satisfaite d'avoir pu remédier à cette lacune ! Malgré le fait que le point de départ de l'histoire soit un meurtre, Un souffle, une ombre s'éloigne de l'intrigue classique des romans policiers. Le personnage principal n'est ni un enquêteur ni un détective privé, il est un simple historien cherchant un peu de paix. Mais outre la construction de l'histoire, c'est davantage la façon de présenter les différents protagonistes qui fait la force du récit. Tout d'abord : Marc-Édouard. C'est un homme brisé, avec sa part de noirceur et de faiblesses, mais un homme bon malgré tout. Sa volonté de comprendre le passé, pour pouvoir mieux avancer, est très touchante. Pour ce qui est des autres personnages, ils sont tous bien distincts les uns des autres, mais tout aussi intéressants. La ville et le lac de Basse-Misère font partie prenante des personnages, on ressent parfaitement l'oppression et le désespoir qui imprègne encore les lieux.
Il faut s'attendre à un roman dense, fouillé : il y a un certains nombres de personnages et de descriptions, donc ne soyez pas surpris ! Un souffle, une ombre est donc une lecture intéressante et que j'ai apprécié.






Challenge : 50 romans en 2016

09/06/2017

Melena Sanders, Tome 1, de Susan Illene

Melena Sanders, Tome 1
Hantée par les ténèbres

Susan Illene




Melena Sanders a mené bien des combats dans l'armée, contre les rebelles et les terroristes, mais la voilà face à une nouvelle menace. Sa meilleure amie, Aniya, a disparu lors d'un voyage à Fairbanks, en Alaska un sanctuaire du surnaturel. La plupart des êtres humains ignorent que de sombres créatures rôdent parmi eux, mais pas Mel. Si elle veut retrouver son amie, elle va devoir affronter le danger seule mais pas désarmée.
Melena possède quelques atouts autres que les acquis de l'armée, mais elle va devoir rapidement trouver une solution qui leur éviterait à son amie et elle de mourir.
Une guerre est sur le point d'éclater à Fairbanks entre les différentes puissances et elle n'a pas d'autre choix que de plonger en plein dans l'action.




Une saga qui me tentait énormément !
Melena Sanders est à priori une humaine comme les autres. Mais, contrairement à eux, elle a la possibilité de détecter les créatures surnaturelles. Un talent qui pourrait lui attirer beaucoup d'ennuis si quelqu'un était au courant et se mettrait en tête de vouloir l'utiliser... Mais Melena n'a pas fait l'armée et combattu rebelles et autres terroristes pour rien : non seulement elle est bien armée pour se défendre, mais elle a aussi récolté une bonne dose de paranoïa qui lui permet de rester affûtée, l'œil ouvert à tout signe de danger.
Mais une situation inattendue et dangereuse va se présenter, de laquelle elle ne va pas pouvoir s'échapper... Aniya, sa meilleure amie, a disparue lors d'un voyage à Fairbanks, et sa famille demande à Melena de tenter de la retrouver. Sur place, elle se rend compte qu'elle a mis les deux pieds dans un piège à crabe surnaturel. Même si elle souhaite plus que tout ne pas participer à cette guerre qui se présente, elle n'a pas le choix si elle veut retrouver son amie.
Hantée par les ténèbres nous plonge dans les intrigues surnaturelles, où l'on croise vampires, loups-garous, mais aussi d'autres espèces que l'on a moins l'occasion de croiser. Susan Illene débute ici une saga d'Urban Fantasy très prometteuse, spécialement au niveau du traitement de ses personnages. Par exemple, Melena Sanders est le parfait mélange entre bad-ass et empathique. Son parcours dans l'armée l'a amenée à savoir se battre, à encaisser, à ne pas hésiter et à garder la tête froide. Mais cela l'a énormément marquée également, elle ne tombera jamais dans l'abus de pouvoir ou dans la tuerie gratuite, au contraire ! Elle n'aime pas tuer, réfléchit toujours aux conséquences, et ses émotions sont toujours bien présentes. Dans les personnages secondaires, j'ai beaucoup apprécier la présence de Lucas, un néphilim qui semble surveiller Melena de très près. Il clame toujours qu'il la tuera un jour ou l'autre mais pourtant n'hésite pas à intervenir à de nombreuses occasions pour la sauver... Leur dynamique m'a un peu rappelé celle de Kate et Curran dans Kate Daniels, ils sont toujours en bisbille, toujours lutter l'un contre l'autre et avec une certaine tension entre eux. Je suis curieuse de voir comment ça va évoluer par la suite !
Pour ce qui est des créatures surnaturelles, nous rencontrons donc pas mal de monde : vampires et loups-garous pour les plus connus, mais aussi des néphilims, fées, pixies, sorcières ou chaman... Susan Illene réussit à monter un background et des personnages efficaces sans nous perdre au passage, ce qui est un excellent point, surtout compte tenu du nombre de personnages et de toute la mythologie à expliquer.
Hantée par les ténèbres se révèle donc un excellent premier tome, et je suis impatiente de m'acheter la suite !




Melena Sanders, Tome 1 : Hantée par les ténèbres
Melena Sanders, Tome 2 : Trompée par les ténèbres

Melena Sanders, Tome 3 : Séparés par les ténèbres




Chronique en + : l'avis de Le Coin d'Audrey !