27/04/2017

American Gods, de Neil Gaiman

American Gods

Neil Gaiman






Dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? 
En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde...


Neil Gaiman étant un de mes auteurs favoris, je ne pouvais pas manquer de lire American Gods !
En sortant de prison, Ombre apprend la mort de sa femme et de son meilleur ami dans un accident de voiture. Avec eux disparait tout espoir de retrouver sa vie précédente... Dans l'avion qui le ramène chez 
lui, il fait la rencontre d'un étrange voyageur : Wednesday, une personne qui semble en outre en savoir énormément sur lui. Il fait une proposition à Ombre : travailler pour lui comme garde du corps. Après avoir refusé, il accepte à la deuxième proposition. Au fur et à mesure de ses aventures avec Wednesday, Ombre découvre d'abord qu'il s'agit en réalité d'Odin, le dieu nordique, et qu'ensuite le dieu tente de rallier autour de lui d'autres anciens dieux et personnages folkloriques afin de combattre les nouvelles divinités qu'idolâtrent maintenant les hommes (Internet, média, voiture...).
Sans être mon préféré, je dirais qu'American Gods est sans doute un des livres les plus étranges de Neil Gaiman. Roman fantastique, avec un peu de conte philosophique, un road trip des personnages, une quête d'identité et introspection, réflexion sur le monde contemporain... On peut dire qu'American Gods est vraiment à la croisée des genres !
J'ai été plongée dès le début dans l'histoire, et je préfère prévenir que malgré tout, il faut parfois rester bien accrocher pour suivre l'histoire. Il y a une multitude de personnages, le monde créé par Neil Gaiman est très riche, et surtout les références à d'autres œuvres – que ce soit livres, films, musique, culturelle – sont nombreuses ! Si vous ne les connaissez pas toutes, n'hésitez pas à aller fouiner sur Internet, je vous promets que les découvertes seront excellentes ! J'ai pu découvrir énormément de choses grâce à Neil Gaiman, qui se classe définitivement parmi mes auteurs préférés.
American Gods est une pépite de la littérature, n'hésitez pas !



P.S : et surtout ne manquez pas la bande-annonce, car American Gods sera bientôt une série TV ! Diffusion du premier épisode le 30 avril 2017.



25/04/2017

Chasseurs de livres, de Jennifer Chambliss Bertman

Chasseurs de livres - Jennifer Chambliss Bertman



Robert Laffont
09 Février 2017
15.90 €








Un livre caché. Un message codé. La chasse peut commencer.
Émily est une passionnée de la Chasse aux livres, un jeu créé par son idole, le célèbre éditeur californien Garrison Griswold. Il s'agit de décrypter des messages codés pour trouver l'emplacement de livres cachés !
Mais lorsqu'elle emménage avec ses parents à San Francisco, patrie de la Chasse aux livres, elle est choquée d'apprendre que Mr Griswold a été agressé alors même qu'il allait lancer une nouvelle quête livresque d'une ampleur inédite. À elle et à ses amis de jouer !
Le premier tome d'une série pour tous les amoureux des livres et des énigmes.




Merci à Robert Laffont !
Emily est une jeune fille habituée aux déménagements et à ne jamais rester très longtemps au même endroit. Pour la simple et bonne raison que ses parents ont entrepris un challenge très particulier : habiter dans les 50 états des États-Unis. Avec son frère, elle va donc d'un endroit à l'autre, sans se fixer. Une vie qui commence à lui peser, mais lorsqu'elle apprend qu'ils vont déménager à San Francisco, elle est plus qu'heureuse : car c'est là qu'habite son idole, Mr Griswold, un célèbre éditeur qui a inventé le jeu de la Chasse aux Livres. Elle attend avec impatience le nouveau jeu qu'il doit lancer, mais Emily apprend entre-temps qu'il s'est fait agresser et a été envoyé à l'hôpital...
Emily, avec un nouvel ami de sa classe, se lance dans cette quête pour résoudre le mystère laissé par Mr Griswold !
Même si je ne suis pas particulièrement fan de la Collection R, je dois avouer que j'étais pas mal intriguée en lisant le résumé de Chasseurs de livres. Il faut dire que c'est plutôt tentant pour tout les amoureux des livres !
Tout va commencer lorsque Mr Griswold se fait agresser : il perd un livre, qui atterrit derrière une poubelle, échappant à ceux qui ont perpétués cette agression. Mais heureusement, il est trouvé par Emily, qui a entraîné James, son nouvel ami, dans le Book Scavenger. Et au lieu d'une enquête classique, ils vont devoir faire face à quelque chose de beaucoup plus gros et sans doute plus dangereux...
Avec Chasseurs de livres, Jennifer Chambliss Bertman nous entraîne dans une histoire mélangeant l'amour des livres et le plaisir de résoudre des énigmes. Toute l'intrigue autour des énigmes est à la fois très abordable pour le jeune public lisant ce livre, mais tout aussi intéressante pour les adultes. C'est clair, précis, très bien travaillé et captivant !
Le duo formé par Emily et James marche très bien, leur dynamique est à la fois touchante (c'est le premier vrai ami d'Emily) et captivante. L'une est passionnée par les livres et la chasse, tandis que l'autre est un expert en codes. Les parents d'Emily sont aussi intéressants, même s'ils sont davantage en retrait. Leur manière d'élever leurs enfants n'est peut-être pas la plus évidente, mais cela leur a permis d'acquérir de l'expérience et de grandir plus vite. De son côté, le frère d'Emily – après avoir accompagné sa sœur dans le Book Scavenger pendant des années – a trouvé d'autres centres d'intérêts. Ce qui a blessé sa sœur un certain temps, avant qu'il ne lui montre qu'il aimait toujours passer du temps avec elle.
Un tome 2 serait apparemment prévue mais je trouve, pour ma part, que cette histoire se suffit parfaitement à elle-même et n'a aucunement besoin d'avoir une suite. Si vous aimez les livres, les chasses aux trésors et les mystères, Chasseurs de livres devrait vous plaire !





Chronique en + : l'avis de I believe in pixie dust !

23/04/2017

Orphan Black – Saison 4 (Space, BBC)

Fiche technique

Titre original : Orphan Black
Genre : Science-fiction, Drame
Création : Graeme Manson, John Fawcett
Pays d'origine : Canada
Chaîne d'origine : Space, BBC America
Nb. de saisons : 4
Nb. d'épisodes : 40
Durée : 42 minutes
Diff. Originale : 30 mars 2013 – en production

Officiellement renouvelée pour une saison 5.



Synopsis

Sarah revient dans sa ville natale. Après des mois d'absence, elle assiste au suicide de son sosie.
En décidant de prendre son identité, elle fait la découverte de plusieurs femmes de différentes personnalités mais avec le même visage qu'elle. Pire encore, ces découvertes cachent un secret confidentiel que même le gouvernement ne sait pas : il existe des clones humains et elle en fait partie.
Comment va-t-elle faire, qui sont ses créateurs et pourquoi ?




Distribution

Tatiana Maslany : Sarah / Beth / Alison / Cosima / Helena / Rachel / Tony / Pupok (voix)
Jordan Gavaris : Felix
Dylan Bruce : Paul Dierden
Kevin Hanchard : Art Bell
Maria Doyle Kennedy : Siobhan Sadler
Évelyne Brochu : Delphine Cormier
Kristian Bruun : Donnie Hendrix
Lauren Hammersley : Adele
Josh Vokey : Scott
James Frain : Ferdinand
Rosemary Dunsmore : Susan Duncan
Jessalyn Wanlim : Evie Cho




Épisodes

Quatrième saison (2016)
1- Erreur de jugement (The Collapse of Nature)
2- Retour au pays (Transgressive Border Crossing)
3- Corps étranger (The Stigmata of Progress)
4- Révélations (From Instinct to Rational Control)
5- Ressources humaines (Human Raw Material)
6- Le Scandale de l'altruisme (The Scandal of Altruism)
7- L'Antisocialisme du sexe (The Antisocialism of Sex)
8- La Transformation d'objets naturels (The Redesign of Natural Objects)
9- L'union fait la force (The Mitigation of Competition)
10- Des souris et des psychopathes (From Dancing Mice to Psychopaths)


Mon avis

Orphan Black s'est révélé, en quelques petites saisons, l'une de mes séries préférées. Pour son histoire, pour ses personnages, et pour ses intrigues pour le moins complexe ! Cette 4ème saison a-t-elle été à la hauteur ?

Dès le début, nous nous retrouvons à parler des origines de la série, avec Beth Childs. Nous découvrons sa relation avec Alison et Cosima, qu'elle était en contact avec un autre clone, Mika, qui surveillait les Néolutionnistes. En travaillant sur une affaire de police, Beth commence à s'intéresser de très près aux Néolutionnistes, aux modifications corporelles et autres expériences qu'ils mènent. Mika, surnommée M.K, est un clone très intrigant, qui ressemble un peu à Helena par certains côtés, et peut s'avérer une alliée de poids, si elle voulait bien commencer à s'intégrer au clone club.

Du côté des membres « permanents » du Clone Club, Cosima travaille avec Scott et Kendall pour reprendre une série de tests et tenter de trouver une thérapie génétique ; Helena est enceinte et découvre qu'elle attend des jumeaux ; une nouvelle qui bouleverse grandement Alison qui, malgré tout son amour pour ses enfants, souhaite désespérément avoir aussi ses propres enfants biologiques ; et Sarah s'investit toujours plus dans son enquête des Néolutionnistes, au risque de se retrouver en danger. Du côté de Rachel, elle renoue avec sa mère Sarah Duncan, travaille avec Ari, un clone Castor, et avance ses pions dans son jeu de pouvoir. Du côté de la famille de Sarah, on aperçoit un peu moins Felix, car se sentant délaissé par Sarah et Mme S, il se tourne vers la recherche de sa famille biologique. Il va bientôt retrouver sa sœur biologique, ce que Sarah a énormément de mal à accepter... Et pour ce qui est de Kira, la fille de Sarah, elle se développe encore davantage et semble acquérir des capacités pour le moins particulières, touchant de près les émotions des différents clones.

Orphan Black est une série dont j'ai à chaque fois beaucoup de mal à parler, tant il y a d'intrigues, de révélations, de détails... Et que j'ai pas envie de vous spoiler ! Je dirais que cette quatrième saison revient aux fondamentaux, à la fois en s'intéressant aux Néolutionnistes mais aussi en nous faisant découvrir Beth davantage, une chose qui me manquait énormément ! Beth est le clone par lequel tout a commencé, celle qui est au coeur de l'intrigue et qui avait été trop délaissée jusqu'à présent.
Il y a beaucoup d'intrigues, beaucoup de de détails, mais je dirais simplement qu'Orphan Black joue une nouvelle fois sur les origines, en posant des questions comme « Qui sommes-nous », « D'où venons-nous ? », en explorant les pistes de la génétique, du clonage, des ver-robots, des liens entre les individus (que ce soit entre les clones, la famille de sang, la famille biologique...), il y a beaucoup de déchirements entre les différentes personnes, mais aussi beaucoup de réconciliations et d'amour.
La fin est particulièrement frustrante, pour énormément de raisons, et JE VEUX ABSOLUMENT la suite ! La saison 5 (qui sera la dernière) promet d'être très tendue !




21/04/2017

Miroir obscur, de Ivan Zinberg

Miroir obscur - Ivan Zinberg



Critic
20 Avril 2017
20 €









Au cœur des beaux quartiers de Los Angeles, le corps d'un gynécologue est retrouvé criblé de balles, le chiffre 1 gravé sur le front. Premier meurtre d'une longue série. Quand le tueur s'en prend aussi à des célébrités, les médias se déchaînent.
Le paparazzi Michael Singer se voit impliqué dans l'affaire – suspecté, même. Sa carte de visite, telle une signature, est découverte près des victimes.
Quel but poursuit le tueur ? Et pourquoi cherche-t-il à le mettre en cause ?
Bien décidé à faire justice lui-même, le journaliste, épaulé par une ancienne policière, se lance aux trousses de l'assassin.




Merci à Critic !
Los Angeles est frappée par une vague de meurtres. D'abord, le corps d'un gynécologue est retrouvé, tué par balles et le chiffre 1 gravé sur son front. Le tueur s'en prend ensuite à des célébrités, s'attirant ainsi l'attention sans faille des médias. La police fait face à un débordement à la fois de la part de la presse et du public, une situation qui ne s'arrange pas lorsque la carte de visite de Michael Singer est retrouvé auprès du corps de la première victime.
Il se trouve que Michael Singer est un paparazzi, bien déterminé à quitter cette partie du métier pour se consacrer à des reportages sérieux et bien documentés. Mais le fait d'être attiré – sans doute par le tueur en personne – dans cette affaire, est l'occasion pour lui à la fois de blanchir son nom et d'en profiter pour surfer sur la vague et d'en tirer un maximum d'argent.
Aidé par Alison Kostas, sa partenaire et ancienne flic, il se lance à la poursuite de l'assassin.
Je connais les éditions Critic essentiellement pour leurs parutions de livres dans le secteur de l'Imaginaire, mais j'avoue n'avoir jamais lu leurs romans policiers. Il était temps que cela change ! Et je suis en outre très contente d'avoir pu découvrir Ivan Zinberg, un auteur que je ne connaissais pas du tout.
Alors, Miroir Obscur, qu'est-ce que ça donne ? On s'éloigne un peu du format classique des romans policiers, notamment grâce au traitement des personnages principaux. Même si nous y rencontrons des policiers et des enquêteurs, ce ne sont pas eux que nous allons voir mener l'enquête, mais un journaliste et sa collègue (même si celle-ci est une ancienne policière). Le fait que Michael Singer soit un paparazzi permet de traiter l'enquête de manière différente, de manière beaucoup plus libre que les policiers. Certes, ses méthodes sont non-conventionnelles, parfois – souvent ! - illégales, mais on ne peut pas nier ses résultats. Surtout que, grâce à Alison, il a toujours des contacts dans la police, ce qui lui permet d'avoir quelques tuyaux bien placés. En outre, il peut compter sur Leon, un hacker de talent, très utile pour dénicher les informations et renseignements. De plus, le fait qu'il soit un paparazzi veut dire aussi qu'il peut être un « fouille-merde », comme l'appelle la police, et peut divulguer certaines informations à la presse en échange d'argent. Une morale qui peut donc être très élastique, et qui introduits des questions intéressantes, notamment sur la morale et la déontologie.
Avec Miroir Obscur, Ivan Zinberg plante une intrigue bien ficelée, avec des rebondissements pour le moins palpitants, et des personnages principaux intéressants. Et la fin... Très palpitante ! Le dernier quart de l'histoire est vraiment chargé en révélations et en suspens. Je n'en dis pas plus !
Je suis très heureuse d'avoir enfin pu découvrir la plume de Ivan Zinberg, et je vous conseille Miroir Obscur, surtout si vous souhaitez avoir un livre policier qui s'éloigne un peu des constructions habituelles.





19/04/2017

Les Ronces, Tome 1, de Faith Kean

Les Ronces, Tome 1
Le Maître des Ronces
Faith Kean








« Comment continuer à vivre après avoir commis l'impardonnable ? »
À cette question, Rohan O'Neill n'a pas la moindre réponse. La jeune ronce n'a d'autre choix que de regarder sa vie s'effondrer autour de lui comme un château de cartes. Jugé défaillant et dangereux, le roi des Lycae décide de l'envoyer loin de Tacoma sur le territoire du légendaire Kieran McReave.
Rohan en a entendu des histoires, mais rien n'aurait pu le préparer à rencontrer le redoutable guerrier. Pourtant, à son arrivée dans les Highlands, la légende s'effrite face à la réalité. Son nouveau gardien est sombre, instable et habité par un loup aux yeux d'ambre qui décide aussitôt de faire du jeune homme sa proie.
Entre peur et doute, isolé du reste du monde, Rohan devra choisir sa rédemption.




Merci à MxM Bookmark !
Rohan O'Neill est une Ronce, un humain avec le pouvoir de décupler les possibilités des êtres surnaturels. Chaque ronce marche pour une seule espèce surnaturelle : vampire, loup-garou, et chaque ronce a un seul gardien, c'est un véritable partenariat... Rohan, de son côté, est proche des Lycae. Seulement, il n'est pas stabilisé : à partir d'un certain âge, le pouvoir des Ronces se fige et devient stable. Le jeune homme n'a aucun contrôle sur ses capacités, et un jour, en se laissant aller, l'a conduit à avoir peur de tout effleurement et à sombrer dans la peur. Autant pour le protéger que pour protéger les personnes qui l'entoure, le roi des Lycae – et accessoirement son beau-frère – l'envoi en Écosse, auprès de Kieran McReave, un loup-garou vivant en solitaire depuis des années.
En arrivant sur place, Rohan découvre que ce guerrier légendaire s'est complètement renfermé sur lui-même, se laissant dépérir. De plus, sa relation à sa moitié loup ne semble pas être la norme parmi les Lycae. Il y a Kieran, et il y a Maître Renard...
Le Maître des Ronces est un livre qui me tentait énormément : on y parle de loups, il y a un conflit avec un ennemi puissant, des erreurs et une recherche de rédemption, une romance tout en crocs et en griffes qui s'intègre idéalement à l'histoire, des personnages intéressants... Bref, ce premier tome est un petit coup de cœur !
Concrètement, qu'est-ce qui m'a plu dans Le Maître des Ronces ? Déjà, le point de départ de l'histoire : à cause d'un pouvoir trop grand et incontrôlable, Rohan a fait une erreur. Une erreur fatale, mais dont il n'est pas responsable. Le jeune homme va se renfermer, avoir peur de ce qui devrait normalement couler de source pour sa condition de Ronce. Et si jamais cela se produisait de nouveau ? Au lieu de le tuer, comme beaucoup aimerait, Aodhen, le roi des Lycae et mari de sa sœur, va l'envoyer chez Kieran, dans le but d'apprendre à maîtriser ses capacités. Cela vaut mieux que la mort, mais Rohan n'est pas ravi du tout de quitter la civilisation, les magasins, sa famille et ses amis, pour aller s'enterrer dans un vieux château décrépit, avec pour seule compagnie un loup solitaire. Mais Rohan va trouver en Kieran quelqu'un qui peut l'aider et le comprendre, malgré le fait que tout les oppose. Même si Rohan a une capacité surnaturelle, il reste humain tandis que Kieran est véritablement une créature surnaturelle ; Rohan est un jeune adulte tandis que Kieran a des centaines d'années au compteur ; Rohan aime la technologie et l'animation des grandes villes alors que Kieran ne possède même pas un ordinateur et préfère les coins perdus... Tout les oppose ! Et pourtant... Une relation va se nouer entre ces deux hommes, que ni l'un ni l'autre ne s'attendait à trouver. Et je dois dire que cette romance est très bien décrite, chargée d'émotions et de sensualité. Au-delà de l'apprentissage de ses pouvoirs par Rohan, l'apprivoisement de Kieran et Maître Renard, il faut en plus jongler avec la présence d'une créature surnaturelle puissante, bien déterminée à acquérir toujours plus de pouvoirs et capacités. Plusieurs niveaux de lecture, qui s'imbriquent très harmonieusement les unes aux autres.
Je n'ai pas vu le temps passé avec Le Maître des Ronces, et j'aurais voulu avoir la suite dès maintenant ! Donc, en attendant de retrouver Rohan et Kieran, je vais jeter un coup d'œil à l'autre série de Faith Kean, Les Chroniques de Ren.

17/04/2017

Leopard Hall, de Katherine Scholes

Leopard Hall - Katherine Scholes



Belfond
20 Avril 2017
22.50 €



Lecture Commune avec La Tête dans les Livres.
Venez lire son avis ici !








Congo, 1964. Australienne de vingt-cinq ans, Anna Emerson retourne sur sa terre natale du Congo, pour se rendre au chevet de son père mourant, Karl, qu'elle n'a pas vu depuis dix-huit ans.
Avec Eliza, séduisante photographe américaine et grande entremetteuse politique, la jeune australienne tente de rejoindre le village où elle est née pour en savoir plus sur ses racines. Mais dans ce Congo tout juste indépendant, les tensions sont vives, parfois sanglante...



Merci à Belfond ! J'avais hâte de lire ce livre, qui est le premier que je lis pour le Cercle Belfond.
Anna Emerson est une jeune Australienne de vingt-cinq ans. Travaillant comme secrétaire à Melbourne, elle est un jour contacté par un détective privé. Celui-ci lui apprend que son père, Karl Emerson, est mourant et souhaite la rencontrer. Grand choc pour la jeune femme, étant donné qu'elle n'a pas vu son père depuis son plus jeune âge et a toujours vécue seule avec sa mère. Contre l'avis de celle-ci, elle décide de partir au Congo, pour se rendre au chevet de son père. Sur place, celui-ci lui demande de veiller sur sa maison, Leopard Hall, et sur les œuvres d'art volées aux Africains qu'elle contient. De fil en aiguille, Anna va en apprendre de plus en plus sur les secrets qui entourent cette maison, et que sa mère a toujours tenus secrets. En chemin, elle va notamment rencontrer Eliza, une photographe américaine à la vie trouble, qui va la prendre sous son aile et l'aider à faire la lumière sur sa vie.
En parallèle, nous suivons Dan Miller, qui s'est fait embaucher pour mener un commando de mercenaire, afin de réprimer les troubles causés par les Simbas. Si Dan est convaincu que ces troubles ne profiteront à personne, il doit pourtant remplir la mission qui lui a été confié.
Je suis très heureuse d'avoir été choisie pour participer au Cercle Belfond, mais surtout d'avoir pu découvrir Leopard Hall ! Je ne connaissais absolument pas Katherine Scholes, mais je vais maintenant tâcher de découvrir ses romans précédents. Car, de son côté, Leopard Hall a tout ce que j'aime : l'aspect historique, deux personnages particulièrement frappants et touchants, un récit magnifique et bien mené, et surtout des paysages absolument grandioses.
Leopard Hall s'inspire de faits réels : l'opération menée par Dan et ses hommes n'a pas eu lieu, mais Katherine Scholes a été inspirée par des missions actives, opérant au Congo dans les années 1960. Pour coller au plus près de la réalité, de nombreuses sources tels que des mémoires, des articles et des archives ont été nécessaires. Ainsi, même si la majorité de l'histoire de Leopard Hall est romancé, la base historique est très solide, ce qui est fortement appréciable et donne encore plus d'envergure au récit ! Ensuite, pour ce qui est des descriptions des lieux proprement dit : je ne suis jamais allée en Afrique, mais ce sera un des premiers endroits que je visiterais dans mon tour du monde. Alors, ma virée dans Leopard Hall m'a donné un avant goût, même si l'époque n'est plus la même. L'Afrique reste un lieu dangereux, profondément agité, mais tellement magique... Que ce soit pour la culture, la beauté des paysages, les personnages et les animaux, tout cela vaut très bien le détour !
Alors, c'est un récit souvent lourd, les événements décrits sont forcément loin d'être gai : après tout, on parle de guerre, de soulèvement, de politique. Mais Katherine Scholes réussit à rendre le tout parfaitement captivant. On ne peut que s'émouvoir devant le destin de chaque personnage : nous y croisons des révolutionnaires, des missionnaires, des mercenaires et l'armée, des victimes et des brutes, des lépreux... Il n'y a aucun manichéisme, personne n'est ni tout bon ni tout mauvais. Chacun a ses raisons d'agir, bonnes ou mauvaises. Évidemment, Anna et Dan sont les deux personnages les plus frappants et les plus frappants. Différents l'un de l'autre, mais ils ont des failles, des blessures et sont deux personnalités à vif. Mais l'autre personnage particulièrement intéressant, c'est Eliza. Photographe, américaine, chez elle en Afrique... Ses mystères se dévoilent petit à petit, ce qui ne fait que rajouter de l'intérêt.
Je dois donc dire que Leopard Hall est une excellente lecture et une très bonne surprise !






Un père et une fille se sont retrouvés aujourd'hui, ici.
Le cours de leur vie les avait entraînés loin l'un de l'autre,
mais désormais il sont revenus chez eux.
Nous célébrons l'événement. Il y aura une fête.
Nous sommes tous heureux. Même les chiens en
colère deviendront des amis. Car une bonne chose est arrivée.





15/04/2017

Ode à… Tom Hardy

Tom Hardy est un acteur qui se fait de plus en plus connaître au fil des ans. Vous avez pu l’apercevoir dernièrement dans le rôle de John Fitzgerald dans le film The Revenant d'Alejandro González Iñárritu, ou dans des films comme Mad Max (Max Rockatansky), Locke (Ivan Locke), The Dark Knight Rises (Bane) ou Inception (Eames).


(Ce moment où j'aurais envie d'être un gobelet de café...)

Je pense que le film qui l’aura fait découvrir au grand public est son rôle du criminel Charles Bronson, réputé comme le prisonnier le plus violent de Grande-Bretagne dans le film Bronson de Nicolas Winding Refn. Pour ma part, je crois que je l’ai véritablement découvert dans Inception puis dans Warrior de Gavin O'Connor. 

(La confiance, t'a vu !)


Le monde du cinéma semble commencer à reconnaître son talent immense, vu qu’il ne reçoit qu’en 2016 sa première nomination aux Oscars pour son rôle dans The Revenant. Mais à part ça… Je ne peux que vous conseiller de voir le plus de films/séries avec lui, cet homme déborde de talent !


(Mais si, tout à fait !)


Même si je suis loin d’avoir vu toute la filmographie de Tom Hardy, j’en ai vu suffisamment pour dire : J’AIME CET HOMME ! La première chose que j’ai remarquée était qu’il est vraiment pas mal du tout à regarder. Mais je ne l’aimerais pas autant et ne continuerai pas à regarder tout les films et séries possibles si il était juste beau. 


(Tatouages, muscles, miam !)



Non, le monsieur en plus de ça, déborde de talent. Peu importe le rôle qu'il joue. (C'est injuste, il a tout pour lui !) Il campe un personnage et une présence impressionnante à chaque fois. Que ce soit dans le rôle d'un dangereux criminel (Branson), d'un faussaire voleur d'identités (Inception), d'un dangereux psychopate (The Dark Knight Rises) ou d'un ancien marine au passé tragique (Warrior), il est toujours juste, sensible, intéressant... Chaque rôle a ses nuances, il peut passer de l'homme dangereux à l'homme brisé et touchant. Un vrai couteau suisse de talent !
En plus de ses innombrables talents dans les films, le monsieur fait de plus en plus son apparition dans les séries : deux fois plus de plaisir ! On peut le voir dernièrement dans le rôle de Alfie Solomons dans Peaky Blinders (une série avec à la fois Cillian Muphy et Tom Hardy, combustion de mon monde intérieur), mais également dans la série Taboo, qui a d'ailleurs été renouvelée pour une saison 2. YEAAAH !



Monde injuste, il a vraiment tout pour lui ! Surtout qu’il a l’air de s’être tiré de situations qui auraient pu mal tourner, comme le fait d’avoir été alcoolique, dépendant au crack… Mais il a réussi à être le plus fort et est sobre depuis des années.


(LA FORCE DE VOLONTÉ, TROP FORT !!)

Du côté plus personnel, on peut citer son fils, et surtout s’être marié ensuite avec Charlotte Riley (l’heureux homme !) depuis 2009. Preuve de goût supplémentaire : ils se sont mariés en France ! Donc un homme qui a l’air eu une vie avec des hauts et des bas (ce qui le rend encore plus intéressant), d'avoir eu un parcours varié, et surtout un gros capital sympathie.

On ne sait jamais, ce ne sont peut-être que pur mensonge, mais son comportement en société, le fait de le voir intervenir dans des œuvres caritatives, le fait qu’il soit apparemment féministe, prenne la parole en faveur de la communauté LGBT… Eh ben, chapeau bas m’sieur !

S
i jamais tu passes par ici, change rien, et si jamais tu divorce (ce que je ne te souhaite pas), sache que je suis open !


(Ça, c'est lui après avoir reçu une énième lettre d'amour de ma part !)

13/04/2017

Les filles au lion, de Jessie Burton

Les filles au lion - Jessie Burton



Gallimard
09 Mars 2017
22.50 €







En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain.
Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n'est qu'il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l'air d'en savoir plus qu'elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d'Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l'énigme des Filles au lion.
Sa quête va révéler une histoire d'amour et d'ambition enfouie au cœur de l'Andalousie des années trente, alors que la guerre d'Espagne s'apprête à faire rage.
Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d'émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.




Merci à Gallimard !
1967, à Londres. Odelle, originaire des Caraïbes, travaille dans un magasin de chaussures. Aucunement satisfaite de sa vie, elle postule à un poste de dactylo dans une galerie d'art. A sa grande surprise, sa candidature est acceptée, ce qui la place sous les ordres de Marjorie Quick, une femme pour le moins surprenante, qui va la pousser à écrire. Son ami intime, Lawrie Scott, amène un jour à la galerie un tableau légué par sa mère, représentant deux femmes et un lion. En voyant ce tableau, Marjorie Quick a une réaction très étrange, ce qui pousse Odelle à lancer dans l'histoire et le passé de ce tableau.
1936, en Espagne. Une famille d'Anglais s'installe en Andalousie alors que les premiers grondements de la guerre civile commencent à se faire entendre. Harold est marchand d'art ; sa femme est une beauté atteinte de dépression ; tandis que sa fille Olive peint en secret. La rencontre d'Olive avec Isaac Robles, un républicain et peintre, mais aussi avec sa sœur, va mettre le feu aux poudres...
Le lien entre ces deux histoires ? L'art, et les secrets.
Je connaissais déjà Jessie Burton par son livre précédent, Miniaturiste, qui avait été un coup de cœur. Alors, quand l'occasion s'est présenté de lire Les filles au lion, je n'ai pas hésité une seule seconde ! Et cette histoire s'est révélée tout aussi prenante et passionnante que la première.
Les filles au lion, Jessie Burton nous plonge à la fois dans les années 30 et 60 ; dans l'histoire de l'Espagne et de l'Angleterre ; dans l'histoire et le destin de deux femmes pas si différentes. Trente ans ont beau séparé Olive et Odelle, elles se ressemblent énormément et sont en proie aux mêmes tourments. La place de la femme dans la société mais aussi dans l'art, l'évolution des mœurs, les tourments amoureux, le racisme et le rejet... Mais heureusement, il y a des rencontres au fil du chemin, qui permettront d'avancer.
Jessie Burton a fait de Les filles au lion un livre à la croisée des genres : à la fois roman historique, dramatique mais aussi militant (que ce soit pour la place des femmes, pour son pays...), et une fresque familiale. Deux femmes, deux pays, mais beaucoup de points communs, qui se coulent en filigrane tout au long de l'intrigue.
On passe d'une époque à l'autre, on suit alternativement l'histoire d'Olive et d'Odelle : Jessie Burton réussit avec brio à équilibrer ces deux parties, l'une n'empiétant jamais sur l'autre, aussi addictive et prenante. Les décors, les personnages, les lieux... Tout est parfaitement décrits, c'est très visuels et j'ai eu l'impression de pouvoir me tenir aux côtés d'Olive pendant qu'elle peignait dans son grenier ; ou d'arpenter Londres avec Odelle.
Jessie Burton se classe sans hésiter parmi les romancières que je vais suivre, et avec grand plaisir !

P.S : j'ai eu la chance de pouvoir assister à une rencontre avec l'auteure, qui se révèle charmante, très intéressante à écouter, et tout cela dans le magnifique jardin de Gallimard. Un excellent moment, merci beaucoup !

11/04/2017

Top Ten Tuesday ≠52

Top Ten Tuesday

Les 10 livres anglophones que vous conseillez

à quelqu'un qui veut se 
lancer

dans la lecture de romans en anglais.




Pour ce top, j'ai partagé en deux : à la fois la littérature du Royaume-Uni et celle des États-Unis.







- Nord et Sud, Elizabeth Gaskell

Un classique de la littérature anglaise ! Jane Austen et Orgueil et Préjugés ont longtemps été les premiers, mais je dois dire que Nord et Sud l'a déclassé. Grèves, position salariale, conflit, amour... Il y a tout dans ce livre !


- Lettres à Stella, Iona Grey

Une jeune femme de notre époque, qui découvre une lettre datant des années 1943, décrivant l'amour entre une jeune femme et un aviateur. Bouleversant, touchant, une pépite.


- Matilda, Roald Dahl

Qu'on soit vieux, jeune, homme, femme... Les livres de Roald Dahl n'ont aucune limite ! Parfait pour se lancer dans la littérature anglaise, que ce soit dans sa version originale ou non.


- Thursday Next, Jasper Fforde
Une des séries les plus loufoques et les plus barrées que j'ai pu lire, tout le monde ne peut pas adhérer. Mais pour ceux qui adhère, il n'y a plus de retour en arrière !


- Avant toi, Jojo Moyes
Pour s'exercer à l'anglais, c'est le livre parfait : pas trop dur à comprendre, et très simple à dévorer ! On ne peut qu'être pris par l'histoire de Louisa et Will.







- L'immeuble Christodora, Tim Murphy

Greenwich Village, junkies, homosexuels, militant... Une histoire bouleversante, et plus encore !


- D'extase et d'amour féroce, Dylan Landis

Toujours à Greenwich Village, mais dans les années 70, dans le milieu du jazz, avec une adolescente rebelle en quête d'elle-même.


- Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue
Ou comment le rêve américain peut être beaucoup plus dur à atteindre que ce qu'on croyait...



- Enterre mon cœur à Wounded Knee, Dee Brown
Un livre indispensable à lire pour toute personne s'intéressant au conflit entre les Américains et les Indiens, très détaillé, s'appuyant sur de nombreux procès-verbaux et documents d'époque.


- La captive aux yeux clairs, Alfred Bertram Guthrie
Un livre romancé, certes, mais qui décrit avec beaucoup de détails la vie dans l'Ouest américain. Pour ceux qui aiment les westerns, les histoires d'Indiens et de trappeurs, et les récits de vie au grand air.