27/03/2017

La cité des méduses, de Emmi Itaranta

La Cité des Méduses - Emmi Itaranta



12 Janvier 2017
Presses De La Cité
20 €







“Je rêve encore de l'île. Parfois je m'en approche par les eaux, mais le plus souvent par la voie des airs, comme un oiseau, le grand vent sous mes ailes.”
C'est sur cette île, dans la cité des Méduses, qu'Eliana, citoyenne modèle, a grandi. Tisseuse au palais des Toiles, elle s'acquitte chaque jour avec application de sa tâche, dissimulant au monde un lourd secret. Sa solitude prend fin lorsqu'une intruse est découverte dans le palais, la langue coupée. D'où vient-elle? Que fait-elle ici ? Le seul indice tient en un prénom tatoué sur sa main : "Eliana”. Les deux jeunes femmes se retrouvent bientôt au cœur d'une machination orchestrée par le Conseil.




Merci à Presses de la Cité !
Eliana vit sur l'Île, dans la cité des méduses. Elle y est une citoyenne modèle, tisseuse au Palais des Toiles, où elle travaille avec application. Mais un jour, une jeune fille inconnue est découverte, la langue coupée, et sans moyen de faire connaître son identité ou pourquoi elle a été battue. Le seul indice : le prénom « Eliana » tatouée avec une encre spéciale sur sa paume.
Eliana va avoir du mal à s'habituer à la présence de cette nouvelle venue, mais bientôt, elle va réaliser l'importance qu'elle a dans sa vie, surtout que son arrivée signe le début des ennuis... Eliana a toujours senti quelque chose de différent chez elle, mais bientôt cette impression s'étend à toute l'île et au Conseil. Eliana va se retrouver précipitée au cours des événements, et tente d'éclaircir le mystère des cauchemars et des rêves.
Je ne connaissais absolument pas Emmi Itaranta avant de commencer La cité des méduses, mais maintenant je pense que je vais m'intéresser de très près à ses écrits, étant donné que ce titre s'est révélé un petit coup de cœur !
La cité des méduses commence lentement, l'univers se présente doucement... Mais le fait d'y aller à cette vitesse permet vraiment de s'immerger en profondeur dans l'histoire, le cadre est très détaillé, très vivant, on a l'impression de vraiment tisser les toiles en compagnie d'Eliana et de ses compagnes. L'histoire se file et se tisse peu à peu, nous entraînant inexorablement. Et j'ai adoré du début à la fin !
Déjà pour l'univers, pour le moins original. Le côté science-fiction n'est presque pas perceptible, j'ai eu l'impression de déambuler dans un univers qui pourrait exister, tant il est clair et détaillé. L'histoire tient debout du début à la fin, elle est très onirique, avec ces rêves qui tiennent une place importante ? Car, sur l'île, la plus grande peur des habitants est d'être surpris en train de faire des cauchemars. Toute personne sujette aux mauvais rêves est considérée comme Impure, et les Songeurs sont impitoyablement chassés. Mais pourquoi les considèrent-on comme mauvais, et pourquoi le Conseil répand ces paroles ? Du côté des personnages, j'ai évidemment adorée celui d'Eliana, qui apparaît comme très effacée au début, une tisseuse parmi d'autre, soucieuse de bien faire son travail et de ne pas se faire remarquer. Mais l'arrivée de Valéria, l'inconnue blessée, va bouleverser son monde et la précipiter dans la lutte. Valéria est très intrigante de son côté : d'où vient-elle ? Qui est-elle ? Pourquoi a-t-elle été blessée, et pourquoi semble-t-elle occuper une place primordiale dans ce complot ? Les personnages secondaires, que ce soit le frère d'Eliana, les autres tisseuses, les membres du conseil, sont un peu plus en retrait mais tout aussi cohérents et nécessaires à l'intrigue que Eliana et Valéria.
La cité des méduses m'a emporté et captivé du début à la fin, j'en aurais voulu beaucoup plus ! J'attends maintenant avec impatience les prochains romans de Emmi Itaranta.





Toutes les questions ne sont pas faites de mots.



Il est parfois nécessaire d'entrer seul dans les ténèbres
et de savoir en revenir. De ramener à la lumière quelque
chose qu'on n'eût pas pu trouver ailleurs.




Chronique en + : l'avis de Rêves sur papier !

25/03/2017

No Home, de Yaa Gyasi

No Home - Yaa Gyasi


Calmann-Lévy
04 Janvier 2017
21.90 €








Maama, esclave Ashanti, s'enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l'histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l'époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle.
Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu'elle n'a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d'autres victimes d'un commerce d'esclaves florissant avant d'être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves.
Grâce à un collier transmis de génération en génération, l'histoire se tisse d'un chapitre à l'autre : un fil suit les descendants d'Effia au Ghana à travers les siècles, l'autre suit Esi et ses enfants en Amérique.



Merci à Calmann-Lévy !
L'histoire débute au XVIIIème siècle, lorsque Maame, une esclave des Fantis, s'enfuit pour rejoindre son peuple, les Ashantis. Elle laisse derrière elle sa fille Effia, et aura une autre petite fille, Esi. La première se mariera avec un homme anglais, tandis que la deuxième connaitra l'horreur de l'esclavage... Avec ces deux femmes, mais surtout avec leurs descendants, nous allons suivre la vie qu'une quantité de personnes, les suivre dans leur cheminement, pour une histoire aussi touchante que révoltante.
J'avoue que j'ai d'abord eu beaucoup de mal à rentrer dans No Home : beaucoup de personnages, beaucoup de détails, des histoires foisonnantes... Il faut s'accrocher pour suivre, du moins au début ! Mais une fois qu'on a compris et accepté la construction du roman, on ne peut que s'immerger dans cette fresque familiale et historique. On assiste pratiquement à trois siècles d'histoires, toutes connectées à l'Histoire avec un grand H et par des ancêtres communs. On voyage entre la famille des États-Unis, où on constate que malgré le cheminement de l'homme, la question du racisme est toujours un problème, et la famille Africaine, où nous pouvons découvrir la manière de vivre des différents peuples mais surtout tout ces arrangements commerciaux à l'époque de l'esclavage.
No Home est un récit palpitant, bouleversant... On ne peut qu'être émus devant l'écriture et l'histoire de Yaa Gyasi ! C'est un roman bouleversant qui nous est présenté là, à la fois très bien documenté mais également prenant aux tripes. La maîtrise des émotions est parfaitement juste, que ce soit pour décrire la joie, la peur, la souffrance, le malheur ou le bonheur. Car il y a de tout dans No Home, beaucoup de vie, et un message qui fait réfléchir !
Ce n'est pas un coup de cœur, il m'aura manqué un petit quelque chose, mais No Home est en tout cas un livre qui me marquera pour longtemps. A lire !




Chronique en + : l'avis de Café Powell !









23/03/2017

Damanta, l'intégrale, de Céline Guffroy

Damanta, l'intégrale - Céline Guffroy


Mxm Bookmark
13 Janvier 2017
25 €






Poursuivi par une terrible malédiction jetée jadis sur sa famille, Nigel O'Conor a perdu bien plus que ses parents dans l'incendie qui leur coûta la vie ; il y perdit aussi son frère.
Quatorze ans après le drame, le jeune homme et ses sœurs voient leur vie se compliquer avec l'arrivée d'une jeune et jolie sorcière, prête à tout pour perpétuer l'œuvre de son aïeule.
Logan, le jumeau de Nigel, se retrouve, quant à lui, à devoir ruser pour rester en vie alors que toutes les personnes autour de lui meurent les unes après les autres.
Quelques années plus tard, la providence attire Logan dans la même ville que son jumeau et ses sœurs.
Le Destin aurait-il réuni les deux frères pour s'unir... ou se détruire ?




Merci à MxM Bookmark !
L'histoire débute au XVIIIècle siècle, avec Quinn O'Connor et Maryah Dragonetti. L'histoire de deux familles, et d'une malédiction. Une malédiction jetée par Maryah Dragonetti, qui va non seulement poursuivre Quinn O'Connor mais également ses descendants, pendant des siècles. On ne peut pas dire que les hommes de la famille O'Connor vivent longtemps !
200 ans plus tard, de nos jours. Les descendants de la famille O'Connor, malgré la malédiction, vivent toujours. Cette famille, composée des deux parents et des quatre enfants (Nigel et Logan, les jumeaux, et leurs sœurs Dana et Shana), vont vivre un événement horrible, mettant leur relation en pièce. Leurs parents morts, Nigel, Dana et Shana vivent toujours ensemble, mais sont convaincus de la mort de Logan... De son côté, Logan va vivre avec ses parents adoptifs, n'ayant aucun souvenir de ce qui s'est produit.
Un nouveau bond dans le temps, et nous retrouvons les quatre O'Connor à l'adolescence. Nigel, Dana et Shana sont lycéens, la vie est calme... Jusqu'à ce qu'ils croisent Michelle et Mélanie, les descendantes de Maryah Dragonetti ! De son côté, Logan vit des situations tout aussi tendues, ce qui le conduit – une fois adulte – à s'interroger sur son passé et sa famille biologique.
Initialement paru en deux tomes chez les éditions Valentina, j'étais très curieuse de découvrir Damanta et la plume de Céline Guffroy, surtout maintenant que ces deux tomes sont réunis en une édition intégrale de chez MxM Bookmark !
Je préfère ne pas trop en dire sur Damanta, pour éviter de spoiler et de gâcher la surprise. Surtout que nous avons affaire à une bonne quantité de personnages, tous différents et très bien décrits, différentes « races » magiques (que ce soit des sorcières, des druides, des loups-garous, des démons, et bien d'autres!), une intrigue complexe se déroulant à la fois dans notre monde et dans un autre...
Le fait qu'une malédiction ancestrale soit le point de départ du récit n'est pas très original, mais Céline Guffroy arrive à bien tirer son épingle du jeu grâce au rythme soutenu de l'intrigue, le mélange entre notre monde et celui des sorciers, mais surtout grâce à cette omniprésence des légendes Irlandaises intégrées à l'histoire. Ce n'est pas le point principal du récit mais sans conteste un ajout très agréable !
Du côté des personnages... Ils foisonnent ! Ce qui, au début, nécessite un petit temps d'adaptation, afin de bien se mettre en mémoire qui est qui, et qui est relié à qui. Et, fatalement, tout ce petit monde va se croiser et s'entrecroiser, permettant à tous les protagonistes de l'intrigue d'interagir. Dans cette pléthore de personnages, on s'attache à certains plus que d'autres, et de mon côté je dois dire que j'ai un petit faible pour Logan, qui a un côté un peu bad boy, très impétueux, et surtout son évolution est très intéressante! Il y a également Shana O'Connor, la petite dernière, qui reste parfois très gamine mais qui grandit rapidement au fil de l'histoire. Du côté de l'histoire, mention spéciale aux deux « méchants » : Sokar et Michelle. Pour le premier, il arrive assez tardivement dans l'histoire, il se fait connaître progressivement mais reste plutôt flippant ! Par contre, Michelle est bien présente tout du long, et j'avoue avoir eu envie de la frapper. Car – sans éviter de spoiler – sa volonté de poursuivre le travail de ses ancêtres est déjà bien une circonstance aggravante pour son cas, et tout au long de l'intrigue, elle s'acharne, elle creuse, et ne se remet jamais en question. Bref, un bon personnage bien énervant au possible : c'est à la fois très sympa et bien agaçant pour les nerfs !
Je suis donc très heureuse d'avoir pu découvrir la plume de Céline Guffroy, que je compte bien suivre à partir de maintenant !

21/03/2017

Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko

Je suis ton soleil - Marie Pavlenko




Flammarion
08 Mars 2017
17.50 €







Déborah entame son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui dévore toutes les siennes et seulement les siennes.
Mais ce n'est pas le pire, non. Le pire, c'est sa mère qui se fane, et la découverte de son père, au café, en train d'embrasser une inconnue aux longs cheveux bouclés.
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.





Un nouveau livre de Marie Pavlenko n'est pas quelque chose que je laisse passer !
Déborah est une adolescente, sur le point de commencer son année de terminale. Et on peut dire que ça commence sur les chapeaux de roues ! Son chien Isidore a abîmé toutes ses chaussures, sa meilleure amie Éloïse n'est pas dans sa classe, et l'a un peu laissé tombé depuis qu'elle sort avec son nouveau petit-ami, sa mère est à l'ouest et son père a une relation extra-conjugale... Par le spaghetti d'or, qui a dit que la vie des adolescents était facile ?!
Heureusement, Déborah va pouvoir compter sur Jamal et Victor, deux garçons de sa classe qui sont devenus ses amis. Des amis précieux, ceux qu'on aimerait tous avoir : parce qu'ils sont toujours là : que ce soit pour organiser des soirées, se confier et parler, avec qui avoir des idées bizarres et des fous rires... Les meilleurs !
Je tiens à le dire d'emblée : à cause de Marie Pavlenko, j'ai fait une nuit blanche parce que je n'arrivais pas à lâcher Je suis ton soleil et qu'il me fallait savoir la fin. Merci bien ! En le refermant, j'avais toujours un grand sourire sur le visage et j'étais bien. Dans le même genre d'histoire, j'ai un peu pensé à Et soudain tout change de Gilles Legardinier, dans le sens où ce sont deux histoires qui t'arrache à la fois des larmes et des rires, dans lesquels tu te sens bien et que tu n'a pas envie d'abandonner. Dans l'un comme dans l'autre, nous retrouvons une adolescente, à la période du bac, tiraillée entre plusieurs choix, qui se demande où elle va aller, une histoire de famille et d'amitié. Je suis ton soleil est précisément le genre d'histoire qui me plaît grâce à tout ces éléments, pour le côté pétillant et touchant, pour la plume de Marie Pavlenko...
Je ne ressemble pas à Déborah, mais il y a quand même dans chacun de tous une petite partie de Déborah, notre partie adolescente qui se souvient de nos années lycée (plus ou moins lointaine), des événements qu'on a tous vécus, et dont on se souvient avec émotions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Car l'adolescence et les années lycée marquent une époque particulière, celle où nous nous interrogeons sur nous-mêmes : qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? Mais plus sérieusement, Je suis ton soleil nous présente une tranche de vie, où Marie Pavlenko va traiter de sujets différents, parfois légers, parfois dur, mais qui tous sonnent très justes. Nous sommes à la croisée des chemins, où tout est encore possible et où la vie commence tout juste. Les relations humaines sont particulièrement criantes et frappantes de réalisme : que ce soit l'amitié, l'amour, la famille, la dépression, la séparation... Tout sonne juste !
Je suis ton soleil s'avère être un coup de cœur, une très belle lecture. Des rires et des larmes, beaucoup d'émotions, il y a tout dans ce livre !






Chronique en + : l'avis de Lectures trollesques !

19/03/2017

La Guilde des Marchands de Pluie, Tome 1, de Robin Buisson

La Guilde des Marchands de Pluie, Tome 1
Les tours de l'empire

Robin Buisson






Sur Aridia, planète aride recouverte de déserts, la Guilde des Marchands de Pluie est toute puissante. Sa capacité à capturer des nuages en fait le principal pourvoyeur d'eau de la planète. Ses bateaux volants et ses mages assurent la survie des royaumes du continent.
Mais depuis peu, les services de renseignement de la Guilde font état de nouvelles inquiétantes. L'empire de l'Est, dirigé par Gethro III, semble être parvenu à construire des tours générant des nuages. La Guilde voit son monopole commercial menacé et les royaumes libres du continent Aride craignent qu'une nouvelle guerre impériale éclate.
Entre trahisons, intrigues politiques, batailles titanesques et aventures humaines hors du commun, les membres de la Guilde enquêtent sur les agissements de l'empire, tandis que l'empereur met peu à peu ses pions en place afin de mener à bien la conquête totale du continent...




Merci à Amalthée !
Aridia est une planète recouverte de désert, où l'eau est rare et la Guilde des Marchands de Pluie toute-puissante. Sa mission est de capturer des nuages, afin d'assurer la distribution d'eau nécessaire aux habitants. Mais la Guilde semble sur le point d'être détrônée par l'Empire de l'Est, dont le roi a ordonné la construction de tours générant des nuages. Cela pourrait être la fin du monopole de la Guilde et le début d'une nouvelle guerre...
J'avoue que je ne connaissais ni Robin Buisson ni les éditions Amalthée avant qu'on ne me propose ce livre en service de presse. Mais étant donné que la Fantasy est un de mes genres préférés, que le résumé et la couverture sont très intéressants, il ne m'en fallait pas plus !
Les tours de l'empire est un premier tome qui pose les bases essentielles de l'intrigue, mais réussit également à ne pas être long et à nous submerger de descriptions inutiles, au contraire. Les chapitres sont courts, et chacun nous présente différents points de vue tout en restant majoritairement concentré sur le personnage principal, Zeph Cap. Nous sommes plongés dans l'action immédiatement, grâce au travail de ces navires volants sillonnant le ciel à la poursuite de nuages, puis ensuite grâce à cette guerre qui commence, où chaque camp avance ses pions avec prudence. L'ambiance générale est souvent angoissante et pesante, cette menace de guerre pèse lourdement sur tous, que ce soit pour les personnes impliquées ou pour les clans qui se retrouvent pris dans la tourmente sans l'avoir demandé.
Je dois dire que Les tours de l'empire est un roman qui se lit très vite, et qui est très bien construit malgré son petit nombre de pages. La guerre est au centre de l'intrigue, il y a évidemment de l'action et du sang, mais aussi de la magie, des complots, des alliances, des retournements de situation... Mais surtout, j'ai particulièrement appréciée la plume de Robin Buisson, les descriptions et l'intrigue font mouche à chaque fois, les détails nécessaires sont là mais ne surchargent par le rythme, qui est très rapide.
Ce premier tome de La guilde des Marchands de Pluie est très prometteur, je serais curieuse de lire la suite !






Chronique en + : l'avis de Bal des Livres Fous !

17/03/2017

Top Five SériesAddict ≠29

Top Five SeriesAddict :
Les séries qui nous manquent

Beaucoup de séries ont malheureusement été annulées, et c'est fort dommage, car beaucoup étaient de petits bijoux... Voici celles qui me manque le plus !



- Galavant
JE DEMANDE, J'EXIGE, JE SUPPLIE, pour que Galavant revienne sur nos écrans ! Seulement deux petites saisons de cette merveille, et je suis toujours en manque et dans le déni le plus total...


- BrainDead
Même si cette première et unique saison se suffit à elle-même, il n'empêche que cette OVNI me manque affreusement, et je donnerais un rein pour la retrouver !


- Roadies
J'ai adorée voyager en compagnie de ces gens qui ont pour métier de préparer les concerts. Des gens de l'ombre, que j'ai découvert avec plaisir et, même si c'est une saison qui se suffit à elle-même, il restait énormément de points d'ombres à éclaircir quand même !


- Dark Angel
Ca fait des années que Dark Angel a été arrêtée, et je ne m'en suis TOUJOURS PAS remise ! Même si on pouvait revisiter cet univers grâce à des livres, ce n'était pas la même chose. Donc je lance une pétition pour la ramener !


- Pitch et No Tomorrow
A l'heure où j'écris cet article, aucune décision, à priori, n'a été prise concernant l'arrêt ou le renouvellement de ces deux séries.... Mais pour ma part, je prie un Dieu auquel je ne crois pas qu'il permette à Pitch et No Tomorrow de continuer leur chemin sur notre télé ! (Et sinon, je pense sérieusement que Joshua Sasse porte la poisse.)

15/03/2017

Ragdoll, de Daniel Cole

Ragdoll - Daniel Cole



Robert Laffont
09 Mars 2017
21.00 €





Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l'a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l'inspecteur « Wolf » Fawkes dirige l'enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l'inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d'autant que le tueur s'amuse à narguer les forces de l'ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.




Merci à Robert Laffont !
Un seul corps. Mais composé des parties de six victimes. Une course contre la montre, surtout que le tueur a pris la précaution en plus de diffuser une liste de futures victimes, en précisant les dates à laquelle il comptait les assassiner... L'inspecteur William Oliver Layton-Fawker, surnommé Wolf, vient tout juste d'être réintégré dans la police, et doit résoudre cette affaire au plus vite avec sa collègue Baxter, et l'ensemble du service.
Wolf a été un temps démis de ses fonctions pour avoir agressé un suspect. L'homme était suspecté d'être le Tueur Crématiste, qui tuait et brûlait ses victimes, de jeunes enfants... Lorsque le verdict non coupable a été rendu, Wolf l'a violemment battu, ce qui l'a conduit à l'hôpital psychiatrique... Jusqu'à ce que, quelques mois plus tard, on retrouve le suspect penché au-dessus d'un nouveau cadavre, révélant qu'il était bien le Tueur Crématiste. Un passé qui n'est pas très loin derrière Wolf, et qui ne fait que se rappeler à sa mémoire lorsqu'il découvre le visage du tueur sur le cadavre Ragdoll... Qui a bien pu voir coudre ainsi plusieurs parties de corps provenant d'êtres humains différents ? Quel message veut-il introduire ? Pourquoi semble-t-il cibler particulièrement Wolf ?
En plus de Wolf, nous allons également suivre Baxter, une femme au caractère bien trempé pour cacher certaines faiblesses ; Edmunds, un nouveau venu dans l'équipe, excellent détective ; et Andréa, la journaliste qui a reçu la liste des victimes mais aussi l'ex-femme de Wolf... Tous sont différents les uns des autres, ils apportent chacun quelque chose et sont complémentaires les uns des autres. Pas la même motivation, pas le même passé, pas le même comportement, ce qui peut entraîner une bonne dose de friction !
Ragdoll est un livre qui me tentait énormément, à la fois pour le résumé et pour le fait qu'il soit publié chez la Bête Noire. Je pensais donc pouvoir y trouver tout ce qui me plaît. Et je n'ai pas eu tort ! Daniel Cole a écrit un roman policier cohérent, clair, mais surtout avec beaucoup de suspense et d'action. Il n'y a pas de sang inutile, et à part la découverte du cadavre du début, on n'a pas de débauche de violence gratuite ou d'hémoglobine ! Et surtout, Daniel Cole prend soin de brouiller les pistes, de nous faire patauger, de nous faire attendre... Pour mieux délivrer une fin qui claque ! La tension reste présente tout au long de l'histoire, on en vient à douter de ce que l'on sait, on se pose des questions et on s'interroge perpétuellement.
Donc, Ragdoll s'avère être une nouvelle excellente surprise chez La Bête Noire !





Chronique en + : l'avis de Cellardoor !

13/03/2017

Il était un secret, de Kathryn Hughes

Il était un secret - Kathryn Hughes



08 Février 2017
Calmann Levy
19,90 €









Une virée entre amis s'achève en tragédie.
Une jeune veuve trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte.
Une mère se bat pour sauver son fils malade.
Alors que ces destinées brisées par le temps nous plongent dans des tourbillons d'émotion, la force de l'amour leur permettra de se croiser et de s'unir sous le sceau d'un secret enfin révélé.




Merci à Calmann Lévy !
Avec Il était un secret, Kathryn Hughes nous entraîne de nouveau dans la vie de plusieurs personnes. Il y a d'abord cette époque de 1975, où une virée à la mer entre amis se finit de façon tragique ; mais aussi dans le bonheur pour une autre personne qui découvre un bébé abandonné. Des années plus tard, en 1016, Beth a perdu sa mère et vit dans l'angoisse de la maladie qui ronge son fils. Dans l'espoir de trouver un donneur compatible, elle va éplucher le passé de sa mère, révélant plusieurs secrets...
Comme beaucoup, j'ai découvert et eu un gros coup de cœur pour le premier roman de Kathryn Hughes publié en France, Il était une lettre. Un livre que je conseille absolument ! Alors, lorsqu'on m'a proposé de découvrir Il était un secret, je n'ai pas hésité une seule seconde. Avec, tout de même, une petite interrogation : allait-elle faire aussi bien ?
Mais dès les premières pages, je me suis aperçue que je m'étais inquiétée pour rien. Il était un secret reprend un peu la même forme que l'ouvrage précédent de Kathryn Hughes : nous avons affaire à plusieurs personnages différents, mais tous connectés les uns aux autres d'une manière particulière, nous oscillons entre deux époques différentes, et surtout nous fait voir une tranche de vie. Avec ses hauts et ses bas, les fous rires et les pleurs, le lien qui unit la famille et les amis...
Il était un secret va donc s'articuler autour d'un seul événement, qui aura non seulement des répercussions pour les personnes présentes ce jour-là, mais aussi pour des personnes 40 ans plus tard. Tout a des conséquences, et les secrets ne demandent qu'à être révélés. Car même si on pensait garder des informations pour soi, dans le but de protéger d'autres personnes, ce n'est pas toujours à nous de décider quoi dire et quoi cacher. Kathryn Hughes a une plume vraiment magnifique, elle brosse le portrait de personnages criants de réalisme, vivants, touchants et bouleversants ! J'ai été émue du début à la fin, et j'ai eu beaucoup de mal à me détacher de l'histoire. J'ai dévoré ce livre jusqu'à ce que tout soit révélé et que la dernière page soit tournée. De l'émotion, des secrets, des épreuves, des relations très fortes... Beaucoup d'excellentes choses, un récit très émouvant !
Au final ? C'est passé beaucoup trop vite et j'en redemande ! Il était un secret est tout aussi bon et émouvant que Il était une lettre, et je ne peux que vous encourager à découvrir Kathryn Hughes !




Chronique en + : l'avis de Bettie Rose Books !

11/03/2017

Westworld – Saison 1 (HBO)

Fiche technique

Titre original : Westworld
Genre : Science-fiction, Western, Thriller, Drame
Création : Jonathan Nolan, Lisa Joy
Musique : Ramin Djawadi
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : HBO
Nb. de saisons : 1
Nb. d'épisodes : 10
Durée : 57-69 minutes
Diff. Originale : 2 octobre 2016 – en production

Officiellement renouvelée pour une saison 2.




Synopsis

Westworld est un parc d'attractions futuriste recréant l'univers de l'Ouest américain (Far West) du xixe siècle.
Il est peuplé d'androïdes, appelés « hôtes » (hosts), réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « nouveaux venus » (newcomers), peuvent y faire ce qu'ils veulent sans aucune conséquence.
Mais à la suite d'une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.





Distribution

Anthony Hopkins : Dr Robert Ford
Ed Harris : L'homme en noir
Evan Rachel Wood : Dolores Abernathy
Thandie Newton : Maeve Millay
Jeffrey Wright : Bernard Lowe
James Marsden : Teddy Flood
Ben Barnes : Logan
Ingrid Bolsø Berdal : Armistice
Clifton Collins Jr. : Lawrence
Luke Hemsworth : Ashley Stubbs
Sidse Babett Knudsen : Theresa Cullen
Simon Quarterman : Lee Sizemore
Rodrigo Santoro : Hector Escaton
Angela Sarafyan : Clémentine Pennyfeather
Jimmi Simpson : William
Tessa Thompson : Charlotte Hale
Shannon Woodward : Elsie Hughes


Épisodes

Première saison (2016)
1- The Original
2- Chestnut
3- The Stray
4- Dissonance Theory
5- Contrapasso
6- The Adversary
7- Trompe l'œil
8- Trace Decay
9- The Well-Tempered Clavier
10- The Bicameral Mind





Secrets de tournage (via Allociné)

Westworld et le sexe
Le tournage de scène de sexe ont fait l'objet de longues discussions au sein de l'équipe réunie autour de Lisa Joy et Jonathan Nolan. "Pour chaque séquence, nous n'avons cessé de nous interroger : est-ce que c'est fait de manière honnête ? Est-ce que c'est gratuit ? (...) dans un parc à thème où les humains sont invités à laisser libre cours à leurs aspirations, il nous a semblé que cela allait nous permettre d'explorer des thèmes qui relèvent la nature profonde de l'humanité", raconte Lisa Joy.

Le coup de fil de J.J. Abrams
C'est le réalisateur de Star Wars : le réveil de la force, par ailleurs producteur de Person of Interest, qui a proposé à Jonathan Nolan de travailler à l'adaptation de Westworld sous forme de série télé. Un défi qui ne pouvait que séduire le scénariste-producteur : le long-métrage de Michael Crichton fait partie des films qui ont marqué son enfance. Mais un gros travail de recherche a dû être conduit avant de lancer la production. Pour aborder la question de l'intelligence artificielle, Lisa Joy et lui ont notamment eu de longs échanges avec des chercheurs de la Silicon Valley.

Un projet qui a mis un quart de siècle à voir le jour...
Si Westworld a été adaptée une première fois au cinéma en 1973 (Michael Crichton, auteur du roman, avait réalisé le film), le projet d'en faire un remake a longtemps hanté Hollywood. Le lancement de cette nouvelle version a été évoquée dès le début des années 1990, sans jamais que cela ne devienne réalité. Il aura fallu attendre la fin du mois d'août 2013, et la commande d'un épisode-pilote par HBO, pour que ce soit le cas. La saison 1 du programme, elle, a été officiellement commandée en novembre 2014.

Un lancement de production compliqué
Bien que rôdé à la production d'une série télévisée sur une grande chaîne américaine (Person of Interest, sur CBS), Jonathan Nolan est quelque peu tombé de haut en découvrant la taille du challenge qui l'attendait sur Westworld. "C'est à la fois un western et une oeuvre de science-fiction. Tout ce que vous voulez filmer doit être construit, fabriqué ou acheté. C'est ce qui a rendu la série extrêmement compliquée à produire." C'est ce qui a encouragé HBO à repousser la date de diffusion.




Mon avis

Dès les premières infos sont tombés, je ne pouvais pas manquer de m'intéresser à Westworld.
L'intrigue de Westworld se déroule dans un monde à la technologie avancée, ce qui a permis de créer un parc d'attractions pour le moins spectaculaire : recréant l'univers du Far West américain du XIXème siècle, il est peuplé d'androïdes occupant les scénarios de bases. Vous pouvez donc y trouver les hors-la-lois, les Indiens, les chercheurs d'or, les prostituées, tout les occupants que vous vous attendez à trouver à ce lieu et à cette époque. Les personnes désireuses de visiter ce parc sont obligés de se fondre dans la masse, histoire d'éviter les anachronismes, mais sont libres de laisser cours à leurs pulsions les plus secrètes, que ce soit de participer à une chasse à l'homme, d'explorer l'Ouest, de batifoler avec une prostituée, et même les actions les plus violentes sont tolérées. A quoi bon se restreindre, lorsqu'on sait que les androïdes sont réparés à la fin de la journée et remis dans leur loop, sans aucun souvenir de ce qu'ils ont subis ?



Mais bientôt, les dirigeants et les salariés du Parc remarquent que certains hosts sont victimes de certains bugs, potentiellement à risque pour la sécurité des Visiteurs et donc, à terme, pour le porte-monnaie de l'entreprise. A la suite d'une mise à jour des androïdes, il semble qu'ils commencent à évoluer, à avoir des flashs et peut-être même à se souvenir... On voit qu'au départ, pour un host de base, sa « vie » n'est qu'une succession de journée, toujours la même, qui recommence encore et encore, avec de subtiles variations selon les actions menées par les visiteurs. Mais il n'est pas dit qu'on puisse jouer à Dieu sans conséquence !



Westworld était sans doute la série la plus attendue de 2016, que ce soit parce que c'était une reprise du film de Michael Crichton sorti en 1973, à cause d'HBO qui semble voir cette série comme la relève de Game of Thrones, pour son casting aux petits oignons, ou même pour le nom de ses créateurs et producteurs (en vrac, Jonathan Nolan, Lisa Joy, J. J. Abrams, Bryan Burk et Jerry Weintraub). Westworld partait donc avec énormément d'attentes de la part des spectateurs !



Alors, est-ce un pari réussi ? Pour ma part, c'est un grand et massif OUI, et je ne vois pas comment je vais pouvoir attendre jusqu'à 2018 (au plus tôt) pour avoir la suite ! Mais concrètement, qu'est-ce qui m'a tant plu dans cette série ? Déjà, le visuel : sublime, du début à la fin ! Que ce soit les scènes dans l'Ouest américain, qui donne l'impression de pouvoir nous aussi nous y promener, ou les scènes dans le laboratoire de robotique et le centre de contrôle, dont l'ambiance ne pourrait pas être plus différente de celle où évolue les hosts. Deux ambiances différentes, deux contrepoints, qui font parfaitement ressortis tout les détails propres à chaque univers. Ensuite, la grande force de Westworld est, sans conteste, son casting ! Vous avez vu tout ces acteurs au talent de fous qui se bousculent ici ?


Il y a bien sûr Anthony Hopkins et Ed Harris en tête, mais je voudrais aussi saluer la présence de Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Angela Sarafyan, pour ne citer qu'eux ! Je tiens à souligner le jeu brillant de Hopkins, qui crève l'écran. Si au départ on ne se méfie pas plus que ça, alors qu'on n'est pas arrivés à cette position en étant sympa, on le considère au départ (moi, du moins !) comme un vieil homme plutôt inoffensif. Mais c'est dans l'épisode 4, Dissonance Theory, où on prend véritablement conscience du danger qu'il représente, de son intelligence et surtout sa capacité à faire flipper n'importe qui... Passons maintenant à Ed Harris, qui campe un énigmatique homme en noir (surnommé le MIB par les spectateurs), qui semble être un visiteur du parc à la recherche d'un mystérieux labyrinthe, et qui s'avère violent, instopable et pour le moins fou ! Mais malgré le talent de ces deux acteurs, n'oublions pas les autres, en particulier les rôles féminins tenues par Evan Rachel Wood et Thandie Newton, deux hosts, la première étant une simple fille de ferme et la deuxième la mère maquerelle. Et sans doute les deux personnages qui vont le plus évoluer, avec Bernard Lowe, directeur de la programmation du parc, interprété par Jeffrey Wright. Que ce soit ces deux hosts ou Bernard Lowe, j'ai été sans cesse surprise, choquée, bouleversée ! Je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler (ce serait dommage), mais les plus surprises viennent d'eux ! 


Je trouve que Westworld a vraiment réussi son travail avec les personnages de Dolores et Maeve : deux personnages féminins forts, qui ne se résument pas à l'intérêt romantique pour un homme, dont la solitude reste extrême, et soyons honnête, tout le bordel de la série a commencé bien grâce (ou à cause) d'elles ! Deux femmes qui secouent les codes, sont parfois (souvent) victimes de la cruauté des hommes... Mais qui ne sont en aucun cas des victimes, et qui n'hésitent pas à avancer et à frapper fort pour se faire respecter, malgré tout ce qui leur arrive. Mention spéciale à tout les acteurs campant des hosts, en particulier pour leur talent d'acteur notamment lors des rencontres entre eux et les visiteurs, mais surtout pour les scènes dans l'usine robotique. Ils arrivent à passer instantanément d'une expression à l'autre, de passer du robot sans état d'âme à celui de l'humain qu'il doit jouer. Gros talents !

Même si certains twists étaient parfois attendus ou devinés (mais pas tous, rassurez-vous!), la manière dont ils étaient amenés ne peut que surprendre. Car je pense que toute la force de Westworld vient de là : pas forcément des renversements de situations ou des révélations, mais tout tient grâce à la mise en place de l'intrigue et de la manière de raconter l'histoire. Vous pensez avoir compris cette scène ? Tout les détails ne seront que révélés plus tard. Vous avez tout compris à ce personnage ? Il se révèle être loin de l'idée que vous vous en faisiez ! Retour en arrière, plusieurs histoires, plusieurs temporalités, tout est pour vous exploser la cervelle à chaque épisode ! Il y a tellement de choses à dire, de détails à relever... Malheureusement, je ne peux difficilement en dire plus, sous peine de gâcher la surprise. Cette série a certes ses petits défauts, mais qui sont ensevelis sous toutes les qualités.
Westworld est donc une pépite que je conseille impérativement, à regarder immédiatement !