Titre original : The Path Genre : Drame Création : Jessica Goldberg Pays d'origine : États-Unis Chaîne d'origine : Hulu Nb. de saison : 1 Nb. d'épisodes : 10 Durée : 52 minutes Diff. originale : 30 mars 2016 – en production Officiellement renouvelée pour une saison 2
Synopsis
Au sein d'un mouvement sectaire appelé le Meyerisme, les adeptes tentent de s'élever spirituellement... et se perdent parfois entre les dilemmes moraux, la quête de pouvoir ou encore en mettant leur foi à l'épreuve. A la suite d'une retraite, Eddie Lane, assailli par les doutes, décide qu'il est temps pour lui de partir, quitte à faire voler son mariage en éclats. Très vite, il se rend compte que cela lui est impossible sans mettre sa vie en danger...
Distribution
Aaron Paul : Eddie Lane Michelle Monaghan : Sarah Lane Emma Greenwell : Mary Cox Rockmond Dunbar : Détective Abe Gaines Kyle Allen : Hawk Lane Amy Forsyth : Ashley Fields Sarah Jones : Alison Hugh Dancy : Cal Roberts Paul James : Sean Egan Minka Kelly : Miranda Frank Stephanie Hsu : Joy Whitney Crowder : Betsy Kathleen Turner : Brenda Roberts Max Ehrich : Freddie Ridge
Épisodes
Première saison (2016) 1- titre français inconnu (What the Fire Throws) 2- titre français inconnu (The Era of The Ladder) 3- titre français inconnu (A Homecoming) 4- titre français inconnu (The Future) 5- titre français inconnu (The Hole) 6- titre français inconnu (Breaking and Entering) 7- titre français inconnu (Refugees) 8- titre français inconnu (The Shore) 9- titre français inconnu (A Room with a View) 10- titre français inconnu (The Miracle)
Mon avis
En lisant le résumé de la série et en voyant les premières images, j'avais été curieuse de voir ce que The Path pouvait donner. Le Meyerisme est un mouvement sectaire, où il y a évidemment certaines règles, certaines façons de penser et de procéder... Suite à une retraite spirituelle, Eddie Lane se retrouve rongé par le doute, par l'idée qu'il n'appartient plus aux croyances de cette secte. Mais voilà, il se retrouve tiraillé entre sa perte de croyance et son envie de partir avec la peur de perdre sa femme et ses enfants, qui appartiennent également à ce mouvement. Eddie va se retrouver à devoir mentir et à tout faire pour que personne ne sache ce qu'il ressent. Une situation d'autant plus dure que sa femme est engagée profondément dans ce culte et refuse d'émettre la moindre critique ; mais également lorsque son fils Hawk semble s'éloigner de ce mode de vie... Cruel dilemme !
Si j'ai commencé à regarder The Path, c'est principalement à cause de son sujet, mais surtout à cause de la présence d'Hugh Dancy, qui campe le personnage de Cal Roberts, le dirigeant d'une des enseignes du Meyerisme. Hugh Dancy que vous avez pu connaître grâce à La chute du faucon noir, Lettre ouverte à Jane Austen ou surtout grâce à son rôle de Will Graham dans Hannibal. Personnellement un acteur que j'apprécie ! Mais certains fans de Breaking Bad pourront reconnaître Aaron Paul dans le rôle de Eddie Cleary. Un acteur que je ne connaissais que de nom pour ma part... Hugh Dancy campe un leader glaçant, charismatique (décidément, cet acteur peut jouer des personnages à la fois flippant et touchant !), on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur lui et d'avoir envie de le suivre, ce qui prouve bien sa dangerosité... Du côté d'Aaron Paul, je suis un peu plus mitigée, j'ai eu du mal à me connecter à l'acteur et à son personnage. J'ai eu bien souvent envie de le secouer ! Par contre, mention spéciale aussi à Michelle Monaghan, qui joue Sarah Lane : elle nous offre un personnage impliqué à 100% dans la secte, sans jamais avoir de doute, et qui n'accepte aucune déviance au comportement attendu. Est-t-elle capable de changer et de voir au-delà ?
Donc, à part l'intrigue et les acteurs, que dire de The Path ? Je pense que si vous aimez les séries à la The Leftovers, vous devriez normalement aimer celle-ci ! Je préfère vous prévenir que l'intrigue est assez longue à se mettre en place, il n'y a pas 36 rebondissements à la minute... Mais toute la force de The Path est de mettre en place une psychologie assez fouillés des personnages, un univers cohérent, et surtout de nous faire plonger dans le mode de vie et de fonctionnement d'une secte. On peut constater que l'entrée dans une secte se fait peu à peu, on se retrouve pris dans les filets avant que l'on s'en rende compte et la fuite est très difficile à réaliser. Comment s'échapper d'un mode de vie que l'on a connu toute sa vie, pour les enfants nés dans une secte ? Comment acquérir un esprit critique ? Et pour les adultes qui ont rejoint un mouvement, comment partir alors que le reste de sa famille accepte toujours ces croyances ? The Path aborde avec finesse une multitude de sujets, mais la vie dans une secte en est le principal, et le mieux traité.
Le Meyerisme est présenté par les chefs et gourous comme une grande famille, où chacun avance vers la vie meilleure présentée dans l'au-delà, sous couvert évidemment d'accepter les règles et de les suivre. Car ceux qui ne sont pas du Meyerisme ne méritent pas d'être sauvés. Et le danger de ce culte est sa faculté à se répandre de plus en plus, la preuve étant que des communautés Meyerisme existent au quatre coins du globe et font de plus en plus d'adeptes... The Path a été renouvelée pour une saison 2, qui doit commencer le 25 janvier 2017. Cette série ne se classe pas parmi mes préférées de 2016, mais les thèmes abordés sont intéressants, la plupart des acteurs sont très bons, donc je dois dire que je suis curieuse de voir comment ils vont se débrouiller pour la suite !
Top Ten Tuesday Les 10 livres de ma PAL pour cet automne 2015
Avec
en plus le programme chargé de la rentrée littéraire et autres lectures
« de travail », ce n'est pas dit que je puisse lire très rapidement mes
lectures personnelles... Mais bon, à l'aide d'une ou deux pages tous
les soirs, on ne sait jamais !
Le maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov Dans
le Moscou des années trente, deux écrivains discutent sur un banc, dans
un jardin public. Jésus a-t-il réellement existé ? Tel est le thème de
la discussion. Tout à coup, se produit un mouvement de l'air, et un
personnage est là, assis sur le banc voisin, qui se mêle bientôt à leur
conversation. Étranger ? Espion ? Ou intrus simplement ? L'inconnu
montre ses papiers : il est en règle. Il est, dit-il, un professeur venu
en consultation. Mais, curieusement, il a un don de vision et lit dans
l'avenir. Peu après, l'un des écrivains meurt comme il l'avait prédit ;
le second devient fou - c'était aussi prédit. L'inconnu, c'est le
Diable, en visite dans le monde socialiste. Tel est le début de cet
extraordinaire roman. Mais le début seulement. Car autour de Woland
(c'est le nom qu'a pris le Diable), trois récits vont s'organiser et
s'entre-tisser : la fantastique sarabande dans laquelle va être
entraînée Moscou, et qui déchaînera presque une catastrophe nationale ;
la rencontre, par l'écrivain devenu fou, à l'hôpital psychiatrique, du "
Maître ", fou aussi, qui lui racontera son amour pour Marguerite ;
l'histoire de Ponce-Pilate, écrite par le " Maître " (à la suite de quoi
il est devenu fou). De l'un à l'autre de ces trois romans en un seul,
l'intérêt, la surprise rebondissent sans arrêt. Mais une oeuvre aussi
riche ne se raconte pas.
The Rook, Tome 1 : Au service surnaturel de Sa Majesté, Daniel O'Malley Lorsqu'elle
reprend conscience dans un parc de Londres, entourée de cadavres
d'hommes en costume portant des gants de latex, Myfanwy Thomas ne se
souvient de rien. D'après la lettre qu'elle a trouvée dans sa poche,
elle savait qu'elle allait perdre la mémoire et s'est laissé tous les
indices nécessaires pour découvrir qui veut l'éliminer. Elle rejoint
ainsi la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les
forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. Au sein de
cette version paranormale du MI5 anglais, la jeune femme, entourée de
surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, devra se frayer un chemin dans
un univers semé d'embûches et lever le voile sur une conspiration aux
proportions inimaginables...
Mes sœurs et moi, Judith Lennox Quatre
sœurs dans la tourmente. À la veille de la Première Guerre mondiale, à
Sheffield, les quatre sœurs Maclise songent à leur avenir. La belle et
orgueilleuse Iris attend une demande en mariage qui tarde à venir ; la
passionnée et timide Marianne s'éprend d'un jeune homme d'affaires ; la
vive Eva souhaite partir à Londres pour devenir artiste, tandis que
Clémence, la benjamine, doit rester à la maison pour prendre soin de
leur mère. La guerre et ses tragédies vont séparer les quatre sœurs.
Confrontées à des choix difficiles, elles doivent faire face à de
nouvelles responsabilités, qui leur offrent petit à petit une
indépendance dont elles n'imaginaient pas la saveur. Mais leurs destins
ne ressemblent en rien à ce qu'elles avaient imaginé. Se découvrant des
ressources insoupçonnées, chacune lutte avec courage. Mais le silence de
Marianne, qui a suivi son époux en Inde, devient inquiétant. Jusqu'à ce
qu'une lettre leur parvienne, qui contient une pierre précieuse pour
chaque sœur... Seront-elles un jour à nouveau rassemblées ?
La couleur du lait, Nell Leyshon En
cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de
sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en
bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple
et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a
basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin
de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de
douceur. Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le
pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi
l'obéissance, l'avilissement et l'humiliation. Finalement,
l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa
fatale destinée. Et son implacable confession.
Sombre est mon cœur, Antti Tuomainen À
une heure de route d'Helsinki, entre l'immense forêt et la côte battue
par les vents, Aleksi prend ses fonctions au manoir de Kalmela – un
monde d'ombres et de silences... Étrange nouveau gardien que ce jeune homme ténébreux, solitaire, traversé de désirs contradictoires. Étrange
également la ronde qu'il mène avec la cuisinière, mutique, et la fille
de la maison, aussi hautaine que cajoleuse. Étrange enfin la complicité
menaçante que lui impose son sulfureux patron, le millionnaire Henrik
Saarinen... Car Aleksi n'est pas là par hasard. Vingt ans
auparavant, sa mère succombait sauvagement sous un poignard anonyme –
affaire classée pour tous sauf pour lui qui ne vivrait plus, désormais,
que pour trouver des réponses. Pour y arriver, il a tout sacrifié : son métier, ses désirs, jusqu'à l'amour d'une fille. Cette obsession le dévore encore, aujourd'hui qu'il croit toucher au but.
Nous sommes là, Michael Marshall Lorsque
David bouscule un parfait inconnu à New York, il entend quatre mots qui
vont changer sa vie pour toujours : Souviens-toi de moi. Depuis, des
phénomènes étranges et inexplicables se produisent autour de lui, et
David a l'impression que quelqu'un l'observe. NOUS AVONS PASSÉ NOTRE VIE
À VOS CÔTÉS. À New York comme ailleurs, d'autres personnes se sentent
suivies, épiées par des silhouettes aux contours de plus en plus nets.
Il existe des êtres cachés dans le noir, qui nous regardent, à l'affût.
Qui sont-ils, que veulent-ils. et pourquoi nous semblent-ils parfois si
familiers ?
Les neiges de l'éternel, Claire Krust L'hiver
revient encore... Alors que son grand frère se meurt dans un Japon
féodal imaginaire, Yuki part en cachette trouver un guérisseur renommé.
Ou plutôt un ancien guérisseur qui refuse désormais de pratiquer les
arts de la guérison. Saura-t-elle le convaincre ? Saura-t-elle grandir
dans un monde où les fantômes semblent parfois plus présents que les
vivants ? Les Neiges de l'Éternel raconte l'histoire de la famille de
Yuki. Les personnages se croisent, les histoires et les époques
s'entrelacent et toujours, l'hiver revient, avec sa beauté blanche, sa
froideur mortelle et son silence étouffant. Un premier roman
époustouflant de beauté et de poésie.
Petit Piment, Alain Mabanckou Le
roman d'Alain Mabanckou se situe à Pointe-Noire et dans ses environs.
Il nous raconte l'histoire d'un jeune orphelin, Petit Piment, qui
effectue sa scolarité dans une institution d'accueil catholique placée
sous l'autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive
bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées, et
Petit Piment en profite pour s'évader. L'adolescent s'adonne à toutes
sortes de larcins, jusqu'à ce que le maire décide de nettoyer leur zone
d'action. Petit Piment trouve refuge auprès de Maman Fiat 500 et de ses
dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaieté
quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes
sortes de services. Mais le maire de Pointe-Noire décide d'une nouvelle
intervention énergique pour éradiquer la prostitution. C'en est trop.
Petit Piment perd la tête. De bonnes âmes chercheront à le soigner
(médecine, psychanalyse, magie ou sorcellerie), mais l'apparente maladie
mentale ne lui fait pas tout à fait perdre le nord : il a une vengeance
à prendre contre ceux qui ont brisé son destin.
D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds, Jón Kalman Stefánsson "Elle
est plus belle que tout ce qu'il a pu voir et rêver jusque-là, à cet
instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison,
sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d'un peu de
courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s'il se
débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c'est
insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment
son poème d'amour. Elle s'en rend compte et lui dit, si je dénoue mes
cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras
que je t'aime." Ari regarde le diplôme d'honneur décerné à son
grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion
entame sa descente vers l'aéroport de Keflavík. Son père lui a fait
parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison
d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s'il ne le sait pas
encore, c'est vers sa mémoire qu'Ari se dirige, la mémoire de ses
grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance
à Keflavík, dans cette ville "qui n'existe pas", et vers le souvenir de
sa mère décédée. Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois
générations qui condensent un siècle d'histoire islandaise. Lorsque Ari
atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres
enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de
figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l'ancien
poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains
déclareront démente au moment où d'autres céderont devant ses cheveux
dénoués. Et c'est précisément à ce croisement de la folie et de
l'érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec
simplicité, de toute sa beauté.
Les Kerns de l'oubli, Tome 1 : L'exil, Feldrik Rivat Plan
d'ensemble. Vue d'oiseau. De la brume se dissipe, lentement, laissant
percer la masse sombre d'une île. Elle se dresse, souveraine, dans son
trône de pierre. Almenarc'h. Un vent violent balaye la scène.
Assombrissant le ciel. Troublant les eaux du lac. L'Imprenable, forte
d'un règne millénaire, vacille, sous la menace d'un simple silence.
Éperon de roche, fière citadelle, toi dont le nom est porté comme une
légende aux confins du monde, pourquoi trembles-tu ? Craindrais-tu les
ambitions fragiles de quelques mortels ? Cataxak, l'étranger ? Ulnhor,
le roi déchu ? Roch, le gardien au coeur rongé par la colère ? Non, plus
encore que tout autre nom, Almenarc'h craint le dernier de ses fils.
Erkan. Guerrier maudit. Honni. Banni. Eh bien tremble, belle endormie.
Car la main aveugle qui guide ce malheureux, elle, n'ignore rien du
secret de tes entrailles.