12/09/2014

Top Five SériesAddict ≠04


Top Five SériesAddict
Les personnages qui vous font le plus fantasmer



Dans chaque téléspectateur attend la midinette (ou le midinet, ne soyons pas sexiste), prêt à s'emporter et à se prendre de pâââsion pour un héros ou une héroïne, se consumer d'amour et fantasmer des heures durant. Voilà, je vous livre le scoop : je bave souvent. Que ce soit devant mes héros préférés dans les livres, dans les films, et dans les séries. Alors, tout de suite, pour vous et en exclusivité, voici les personnages masculins qui font pétiller mes yeux !



John Thornton : Nord et Sud
Franchement, qui est en mesure de résister à son charme ? Il est intelligent, dur en affaire, mais cache un cœur gros comme ça sous sa carapace. A tomber !



Doctor Who : Doctor Who
C'est un Seigneur du Temps, il a deux cœurs, il peut se régénérer et il a une machine qui voyage dans le temps et l'espace. Je suis la série depuis 2005, et tous les Docteurs que j'ai vus depuis m'ont enchantée, chacun à leur manière. Mais je préfère quand même Christopher Eccleston, vraiment celui qui m'a le plus touché et bouleversé (je ne me suis toujours pas remise de sa régénération !).




Dean Winchester : Supernatural
Il est beau gosse, charmeur, expert en combat et en chasse de démons... Il a une histoire chargée, et franchement j'adhère totalement avec lui !



Inspecteur Edmund Reid : Ripper Street
Un inspecteur qui m'a plu dès que je l'ai vu ! Profond, intense, une histoire chargée, il fait tout son possible pour améliorer les choses, ce qui n'est pas forcément facile dans cette ville et à cette époque.



Rumplestiltskin et Capitaine Crochet : Once Upon a Time
Rumplestiltskin est peut-être un vilain, mais un bon vilain ! Ne servant que ses propres intérêts au début, il va quand même s'attacher à certaines personnes et va s'y intéresser. Un personnage tout bonnement fascinant !
Le capitaine Crochet est aussi considéré comme un vilain, mais on va bientôt dépasser cette image et je me suis intéressée de très près à lui !


J'ai dû me limiter pour rester à cinq, mais il y en a tellement plus... Comme Hotch et Reid dans Criminal Minds, Rochester dans Jane Eyre (les versions en série et mini-série), Roman dans Hemlock Grove, Eric dans True Blood... Mais il y a des choix à faire !



Smells like Chick Spirit

10/09/2014

Jane Eyre, de Charlotte Brontë

Jane Eyre

Charlotte Brontë







Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie.
Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour...
Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif.
Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.



Jane Eyre est une orpheline, âgée de 10 ans, recueillie par sa tante, Mrs Reed, qui avait promis à son mari, sur son lit de mort, de l'élever. La fillette est cependant très mal traitée, à la fois par sa tante et par ses cousins, qui n'hésitent pas à la harceler. A la suite d'une forte rébellion, Jane Eyre est envoyée à l'internat de Lowood, où les conditions de vie sont absolument effroyables. La petite fille s'y fait une amie sincère,

Helen, qui décède malheureusement de la tuberculose. Après cette épidémie, les conditions de vie de l'internat changent et il devient un établissement de qualité.
Après huit ans à Lowood, six ans en tant qu'étudiante et deux ans en tant que professeur, Jane Eyre décide de changer de vie, elle passe alors une annonce dans un journal pour un travail de préceptrice. Jane est alors contactée par Mme Fairfax pour qu'elle fasse l'éducation d'Adèle, la protégée de Mr Rochester, un homme fortuné, propriétaire de Thornfield.
Jane apprend à connaître Mr Rochester, un homme qu'elle va bientôt admirer et aimer profondément. C'est un homme qui peut sembler hautain, imprévisible, mais surtout qui dissimule un caractère profondément humain, qui se sent parfois seul. Il va s'intéresser rapidement à Jane, lui vouant un attachement très profond.
Mais, suite à une annonce qui va remettre en cause tout ce qui les reliait, Jane va s'enfuit de Thornfield, désespérée. Sans argent, errant dans une région inconnue, elle se retrouve, presque mourante, devant la maison de la famille Rivers. Elle se lie d'amitié avec Mary et Diana, ainsi que de leur frère, le pasteur St-John Rivers. Elle se lie de plus en plus avec St-John, qui exercera sur elle une grande influence.
Jane Eyre est apparemment un roman qui reprend beaucoup des éléments de la vie de son auteur. La mort d'Helen avec la tuberculose provient de la mort de deux sœurs de Charlotte Brontë, morte de la même maladie suite à des mauvaises conditions dans leur école. La vie dissolue et l'alcoolisme de John Reed rappelle Branwell, le frère de Charlotte, devenu opiomane et alcoolique quelques années avant sa mort.
Jane Eyre fait partie de ces ouvrages classiques anglais absolument magique et prenant, au même titre qu'Orgueil et Préjugés, Nord et Sud, Les Hauts de Hurlevent, ou Autant en emporte le vent, par exemple. Charlotte Brontë possède ce talent de décrire une histoire, des personnages, les sentiments de manière unique. L'atmosphère et la poésie qui se dégage de Jane Eyre est absolument parfaite, c'est un véritable chef d'œuvre avec une histoire d'amour absolu.
La grande force du roman est d'être écrit à la première personne, ce qui rend l'héroïne très proche, très

familière. Je me suis rapidement attachée à ce personnage, qui s'avère à la fois très forte mais aussi parfois très fragile. Les traitements de sa tante et de son cousin l'ont endurci, de même que la mort de son amie, la rendant plus sauvage. C'est une personne qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, très inhabituel pour une femme de cette époque ! Elle n'hésite pas à exprimer toutes ses pensées, notamment devant Mr Rochester, ce qui va les rapprocher. Pour aider ses amis, Jane Eyre n'hésite pas à se dévoiler, à les défendre de toutes les manières possibles. Comme le dirait Mr Rochester, c'est une fée, vivant dans son monde, avec sa vision du bien et du mal, sa propre perspective du monde qui l'entoure. Jane Eyre est à la fois dure et douce, parfois énigmatique. Mais la révélation de ce roman ne tient pas seulement à Jane Eyre, il tient aussi et principalement à Mr Rochester (à égalité avec le Darcy de Jane Austen et Thornton de Nord et Sud, pour ce qui est de « l'homme idéal » !). C'est un homme souvent dur, emporté, passionné, qui n'hésite pas à braver les interdits. Il est presque impossible de décrire ce personnage tant il est complexe. Un homme ténébreux, viril, qui n'hésite cependant pas à exprimer ses sentiments...
Charlotte Brontë a empreint Jane Eyre de poésie, il n'y a aucune longueur, pas d'ennui, je me plonge à chaque fois dans ce livre avec autant d'enchantement qu'à ma première lecture. On s'immerge dans chaque phrase du récit, ce qu'on lit, on le ressent ! Chaque détail, minuscule ou non, est important. Avec les descriptions de l'auteur, on se représente très bien les personnages, le château où on a l'impression de

déambuler ou les paysages avec le vent qui souffle et le soleil qui brille. Jane Eyre fait l'effet d'une porte ouverte sur un autre univers, où nous pouvons nous promener. C'est une histoire à la fois très dure, très sombre, mais aussi remplie de beautés et d'amour.
Charlotte Brontë a réussi à conter dans Jane Eyre une histoire excellente, très puissante, avec des éléments « classiques », comme la vieille demeure, l'amour entre deux personnes de rangs différents, les secrets, la jalousie, de manière unique et bien à elle ! En outre, la fin est très habilement menée, à l'image du récit entier. Jane Eyre fait partie de ces récits dont je ne me lasse pas, malgré le nombre de fois où je l'ai lu ! Et surtout je tiens à remercier l'écrivain Jasper Fforde et son roman L'Affaire Jane Eyre, qui m'a fait découvrir ce merveilleux récit de Charlotte Brontë !



Un mot qui part du cœur
peut exprimer autant de souhaits
que de nombreuses paroles.



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09/09/2014

Top Ten Tuesday ≠11

Top Ten Tuesday
Les 10 animaux/créatures rencontrés dans les livres que vous aimeriez posséder




- Le Chat du Cheshire : Alice au Pays des Merveille, Lewis Carroll

Parce que ce livre fait partie de mes premiers vrais souvenirs de lecture, et le Chat m'a tout spécialement marqué !



- Le Chat du Cheshire : Thursday Next, Jasper Fforde
Jasper Fforde a repris la description de Lewis Carroll, mais a fait sa version personnelle du Chat du Cheshire, tout aussi intéressante.




- Un dæmon : A la Croisée des Mondes, Philip Pullman

Je rêve de pouvoir avoir une partie de mon âme visible sous la forme d'un animal ! Je serais curieuse de voir ce qu'il donnerait en forme définitive.




- Un animal de Vif : L'Assassin Royal, Robin Hobb

Pareil que pour le dæmon, j'aimerais avoir un lien de vif avec un animal (et quel animal ?). Pouvoir avoir une personne plus proche de soi que soi-même, le rêve !




- Une vivenef : Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb

Un bateau. Qui parle. Un bateau qui parle, quoi ! Et qui vit ! Et tout ! Ce serait énorme !



- Un Changeforme : Kate Daniels, Ilona Andrews
Quoi ? Vous voulez vraiment savoir pourquoi ?



- Une écharpe vivant : Les fiancés de l'hiver, Christelle Dabos
Parce que c'est vraiment trop mignon !




- Un dragon : L'Héritage, Christopher Paolini

Y a pas à dire, c'est beaucoup plus pratique pour aller au travail, et c'est quand même une compagnie très intéressante.



- Un phénix : Harry Potter, J.K Rowling
J'avais pensé à un hippogriffe d'abord, mais franchement le phénix l'emporte. Il a une très grande force, ses larmes peuvent guérir, il peut renaître après s'être consumé...



- Une araignée : Le Seigneur des Anneaux, J.R.R Tolkien
Meilleur qu'un chien de garde ! Prenez garde, voleurs, mouah ah ah !

07/09/2014

Penny Dreadful - Saison 1 (Showtime)

Synopsis

Londres, 1891, une menace quasi invisible massacre la population.
Vanessa Ives, une jeune femme aux pouvoirs puissants et hypnotiques, rencontre et accepte de s'allier à Ethan Chandler, un homme rebelle et violent ainsi qu'à Sir Malcolm, un homme riche d'un certain âge aux ressources intarissables pour combattre cette nouvelle menace.

Fiche Technique

Titre original
: Penny Dreadful
Création
: John Logan
Réalisation : J.A. Bayona, Coky Giedroyc, James Hawes, Dearbhla Walsh et Sam Mendes
Scénario : John Logan
Sociétés de distribution : Showtime
Genre : série fantastique, horreur, dramatique, thriller
Durée : 60 minutes



Épisodes

Saison 1
Épisode 1 : Night Work
Épisode 2 : Seance
Épisode 3 : Ressurection
Épisode 4 : Demimonde
Épisode 5 : Closer Than Sisters
Épisode 6 : What Death Can Join Together
Épisode 7 : Possession
Épisode 8 : Grand Guignol


Distribution


Timothy Dalton
: Sir Malcolm Murray

Eva Green : Vanessa Ives
Josh Hartnett : Ethan Chandler
Reeve Carney : Dorian Gray
Harry Treadaway : Dr Victor Frankenstein
Rory Kinnear : la créature de Frankenstein
Alex Price : Proteus, seconde créature de Frankenstein
Billie Piper : Brona Croft
Helen McCrory : Mme Kali
Robert Nairne : le vampire
Alun Armstrong : Vincent Brand
Olivia Llewellyn : Mina Harker
Danny Sapani : Sembene


Mon avis

J'ai découvert la série Penny Dreadful en épluchant les prochaines apparitions de Timothy Dalton et d'Eva Green. Lorsque j'ai vu qu'ils allaient être réunis dans une série, je me suis tout de suite renseignée. Et là, je vois « Londres », « 1891 », « Dorian Gray », « Frankenstein », « vampire », « Mina Harker »... Autant vous dire que je m'en léchais les babines !


Mais surtout, le casting est particulièrement intéressant. En tête, Eva Green : c'est une actrice que soit l'on aime soit l'on déteste j'ai l'impression. De mon côté, j'apprécie beaucoup ! Vous avez pu la voir dans Kingdom of Heaven, Casino Royal, La Boussole d'Or, Dark Shadows... C'est une actrice que je trouve vraiment intéressante, et qui a eu des rôles très variés. Ensuite, Timothy Dalton. Entre autres rôles, il a joué dans Les Hauts de Hurlevent, Tuer n'est pas jouer, Permis de tuer, une apparition dans Doctor Who, et surtout dans Jane Eyre, la série de 1983. Autant vous dire qu'il fait partie de mon top 3 de Rochester préféré ! Un acteur que je suis toujours contente de voir, je suis vraiment en admiration devant son jeu (et j'adore sa voix !). Finalement, Billie Piper, que vous avez pu croiser dans la série Journal intime d'une call girl, une

adaptation de Mansfield Park, ou même en tant que Rose Tyler dans Doctor Who (c'est dans ce rôle que je l'ai découverte et que je l'apprécie !). Pour ce qui est des autres acteurs principaux, que ce soit Josh Hartnett (Pearl Harbor, Sin City), Reeve Carney (Pompoko) ou Harry Treadaway (Fish Tank, Lone Ranger), je dois avouer que je ne les connaissais que assez peu.
Pour vous donner mon avis sur la série, j'avais initialement pensé à vous faire un épisode après l'autre. Mais je me suis finalement rendu compte que en employant cette méthode, je faisais trop de spoilers et gâchais ainsi le futur visionnage. Donc je vais plutôt vous faire un petit résumé et un avis global !
Tout commence à Londres, en 1891. Vanessa Ives est une jeune femme mystérieuse, qui se révèle avoir des pouvoirs puissants qu'elle contrôle très peu, et qui s'associe à Sir Malcolm, un homme très riche, afin de contrer une menace surnaturelle qui menace la population. Au cours de leur quête, ils vont s'associer à Ethan Chandler, un rebelle et fin tireur, ainsi qu'à Victor Frankenstein, un homme qui s'intéresse aux limites de la médecine. Ils vont croiser au cours de leur chemin Dorian Gray et son célèbre tableau, Brona
Croft, une jeune prostituée, et le professeur Van Helsing. Tout cela pour enrayer la menace pesant sur Londres et pour retrouver Mina, la fille de Lord Malcolm.
Qu'est-ce qui m'a attirée d'emblée dans Penny Dreadful ? D'abord son casting, comme vous avez pu le voir. Il y a vraiment du très bon, et même de l'excellent ! Ensuite, quand le synopsis et les thèmes ont été dévoilés... C'est une série qui joue sur plusieurs genres, comme le fantastique, la terreur, une enquête policière, et tout cela en reprenant des personnages issus des plus grands chefs d'œuvre de la littérature ! Nous avons en tête le récit de Bram Stoker, Dracula, évidemment. Nous avons Frankenstein de Mary Shelley qui occupe une place importante. Et nous avons aussi, le dernier mais non le moindre, le roman d'Oscar Wilde avec Le portrait de Dorian Gray. Du lourd, du bon, du classique, de la littérature, madame et monsieur ! Que demander de plus ?
Si, quand même, quelque chose en plus : que ça tiennent debout et que ça soit crédible jusqu'à la fin. Est-ce un pari réussi ? Pour moi, ça l'est incontestablement ! Je suis happée, ravie, menée par le bout du nez, il y a de l'émotion, de la peur, des larmes, du rire aussi un peu, et toujours un grand « Oooh... ! » au

bord des lèvres. Certains éléments de la fin de la saison ont été assez prévisibles, et pour ma part, j'ai été contente de voir que mes hypothèses se réalisaient. Je suis contente car je pense que ça peut donner quelque chose d'explosif pour la saison suivante, et donner vraiment quelque chose de géant ! Maintenant que la saison 1 est finie, je n'ai qu'une seule question : à quand la saison 2 ?
Pour la petite histoire, au XIXème siècle un penny dreadful est un genre très populaire au Royaume-Unis : il s'agit d'histoires macabres publiées sur plusieurs semaines à un penny. C'en est venu à désigner peu à peu différents genres littéraires fictifs à sensation. Cela décrit parfaitement cette série : un épisode par semaine, avec des histoires macabres et fantastiques. On est plongée dans un feuilleton reprenant des peurs, des croyances et des histoires « populaires » : tout le monde connait, au moins de nom, les histoires de Dracula, de Frankenstein et de Dorian Gray. On y rajoute des vampires et des insectes, du spiritisme et des enquêtes, une visite dans un asile psychiatrique et d'autres bestioles... Ajoutez à tout ça une ambiance noire, sombre, avec quand même des moments un peu plus légers ! Penny Dreadful va frapper avec les terreurs nocturnes, je déconseille aux âmes sensibles de regarder seules le soir ! Il y a un bon nombre de séries diffusées actuellement, beaucoup vont vers le genre de l'horreur et du fantastique, et reprennent également des idées littéraires, tels que Dracula, malheureusement annulée au bout d'une saison... Mais contrairement à beaucoup de séries, Penny Dreadful frappe fort, et si elle continue sur la lancée de cette première saison, elle va rapidement devenir un must du genre !


Non seulement il y a une ambiance très réussie, mais elle tient aussi parfaitement en haleine avec ses nombreux cliffhangers et autres rebondissements ! Mais surtout, il y a vraiment un jeu d'acteurs magnifiques. Avec Eva Green, soit on aime soit on n'aime pas (je suis dans le club des « pour »), mais la majorité des personnes qui ont regardés la série se sont entendues pour dire qu'elle a livré une prestation véritablement époustouflante. L'épisode Closer Than Sisters montre tout particulièrement son talent ! Sinon, pas de surprise au niveau de Timothy Dalton : pour ma part, je l'ai trouvé parfaitement juste dans son rôle de Sir Malcolm, à la fois parfois repoussant, souvent attirant... Il apporte vraiment quelque chose à la série ! Josh Hartnett signe son grand retour à l'écran, et je suis vraiment ravie de le découvrir un peu mieux. Si j'avais deviné ce qu'il cachait, son personnage m'a quand même pris aux tripes, et je dois avouer qu'il m'a particulièrement émue à la fin de la série. Sa relation avec Brona est particulièrement touchante. Reeve Carney campe un Dorian Gray très intéressant : beau, mystérieux, ambigu... J'ai hâte de
voir son évolution ! De même que j'ai hâte de voir davantage Danny Sapani qui joue le rôle de Sembene : ce personnage a matière à devenir beaucoup plus important ! Le seul acteur avec lequel je n'ai pas réussi à accrocher totalement est Harry Treadaway. Le personnage est intéressant, mais l'acteur ne m'a pas convaincu, malheureusement... Il se passe beaucoup de chose derrière son apparence un peu frêle, mais j'ai eu du mal à ressentir de l'empathie pour lui.
Pas encore diffusée dans les pays francophones, Penny Dreadful est une série à voir, et vous devriez pouvoir la trouver en VOSTFR sans trop de problème. Une série que je recommande tout particulièrement, elle est à voir ! Très bien menée du début à la fin, j'adhère totalement et j'attends la saison 2 avec impatience !


Pour conclure, les deux phrases qui m'ont particulièrement marquée :


« Do you really want to be normal ? » Le prêtre


« I already have a daughter. » Sir Malcom




N'hésitez surtout pas à partager vos avis sur cette série !
Bon visionnage !

06/09/2014

Cette semaine en librairie... ≠03

Bonjour mes Chatons !
On se retrouve de nouveau dans un « Cette semaine en librairie ». J'espère vous tenter, et surtout n'hésitez pas à partager les titres que vous avez lu ou qui vous font envie !


Retour à Little Wing, Nickolas Butler

Éditeur : Autrement
Date de parution : 20/08/2014
ISBN : 978 27 46 73 49 13

Hank, Lee, Kip et Ronny ont grandi à Little Wing, bourgade agricole au cœur du Wisconsin. Arrivés à l'âge adulte, ils ont tous pris des chemins différents.
Hank s'est marié avec Beth, son amour de jeunesse, et a choisi de rester cultiver les terres familiales. Kip, trader dans les matières premières, a fait fortune à Chicago. Ronny, ancien champion de rodéo, n'est plus tout à fait lui-même depuis qu'il a été terrassé par un AVC. Lee, le musicien de la bande, est devenu une star du rock indépendant.
Tous quatre, où qu'ils se trouvent, restent profondément attachés à Little Wing et sa communauté – ville fictive magnifiquement évoquée – qui représentent leur seul et unique point d'ancrage. Dix ans plus tard, l'heure des retrouvailles – mais aussi des constats – a sonné. Ces quatre personnages hauts en couleur, tous plus attachants les uns que les autres, prennent la parole à tour de rôle pour partager, avec humour et tendresse, leurs espoirs et leurs doutes à ce moment clef de leur vie.


Cataract city, Craig Davidson

Éditeur : Albin Michel
Date de parution : 20/08/2014
ISBN : 978 22 26 25 97 45

« Cataract City » : le surnom de Niagara Falls, la petite ville ouvrière près des célèbres chutes d'eau, à la frontière entre le Canada et les États-Unis. Owen Stuckey et Duncan Diggs y sont nés, y ont grandi. Leur amitié s'est scellée le jour où, à 12 ans, ils ont été enlevés par un déséquilibré. Ils ont toujours rêvé de partir, mais la réalité les a peu à peu rattrapés et leurs chemins ont divergé. Owen, qui a dû renoncer à une brillante carrière sportive, est devenu policier tandis que Duncan, qui a abandonné très tôt ses études, s'est pris de passion pour les combats de boxe clandestins. Ses mauvaises fréquentations l'ont mené tout droit en prison. À sa sortie, il se retrouve sur un gros coup qui va se transformer en spirale dangereuse, sur fond de contrebande et de règlements de compte. Inévitablement, les deux hommes vont être amenés à s'affronter, et il n'est pas uniquement question de leur survie à l'un et à l'autre mais de leur ancienne amitié qui va être mise à l'épreuve.


Le fils, Philipp Meyer

Éditeur : Albin Michel
Date de parution : 20/08/2014
ISBN : 978 22 26 25 97 69

« Cataract City » : le surnom de Niagara Falls, la petite ville ouvrière près des célèbres chutes d'eau, à la frontière entre le Canada et les États-Unis. Owen Stuckey et Duncan Diggs y sont nés, y ont grandi.
Leur amitié s'est scellée le jour où, à 12 ans, ils ont été enlevés par un déséquilibré. Ils ont toujours rêvé de partir, mais la réalité les a peu à peu rattrapés et leurs chemins ont divergé. Owen, qui a dû renoncer à une brillante carrière sportive, est devenu policier tandis que Duncan, qui a abandonné très tôt ses études, s'est pris de passion pour les combats de boxe clandestins. Ses mauvaises fréquentations l'ont mené tout droit en prison.
À sa sortie, il se retrouve sur un gros coup qui va se transformer en spirale dangereuse, sur fond de contrebande et de règlements de compte. Inévitablement, les deux hommes vont être amenés à s'affronter, et il n'est pas uniquement question de leur survie à l'un et à l'autre mais de leur ancienne amitié qui va être mise à l'épreuve.

05/09/2014

Nos disparus, de Tim Gautreaux

Nos disparus

Tim Gautreaux



Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l'Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l'Argonne.
De retour à La Nouvelle Orléans, devenu responsable d'étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l'enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, 3 ans. Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il est embauché comme troisième lieutenant sur l'Ambassador, bateau à aubes qui sillonne le Mississippi.
Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz - orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté.



J'avais déjà entendu parler de Tim Gautreaux avec Le dernier arbre, et j'ai sauté sur l'occasion de lire son dernier roman sorti.
Nos disparus raconte l'histoire de Sam Simoneaux, un homme qui a été profondément marqué dès l'enfance, lorsque sa famille est massacré à ses six mois. A l'âge adulte, on l'envoie en France le jour de l'Armistice afin de nettoyer les champs de bataille. Rentré traumatiser de cette expérience, il arrive quand même à mener sa vie avec sa femme et son travail de responsable d'étages dans un grand magasin.
Mais sa situation va encore empiré lorsqu'une petite fille, Lily Weller, est kidnappée pratiquement sous ses yeux. Face au désespoir et à la demande des parents, il va se lancer à la poursuite des ravisseurs, s'engageant pour ça comme lieutenant à bord de l'Ambassador, un bateau organisant des excursions sur le Mississippi, lui permettant de revisiter l'itinéraire des parents Weller, travaillant eux-mêmes sur ce bateau.
Cette quête va lui faire parcourir des paysages étonnants, le faisant voyager à travers la musique, les commerces d'enfants et la découverte de soi.

Nos disparus est une excellente découverte, un roman qui se dévore sans reprendre sans souffle ! Pègre, kidnapping, musique, bayous, vengeance, courage... Tim Gautreaux a vraiment fait fort, et j'en redemande. On va prendre place à bord de l'Ambassador, où les passagers sont grisés par la musique et l'alcool, bien décidés à s'amuser et à se bagarrer autant que possible. Sam va devoir à la fois contrôler la foule, jouer de la musique occasionnellement, aider l'équipage... Tout en ouvrant l'œil et l'oreille pour tenter de repérer des rumeurs concernant la petite disparue !
Sans l'avoir jamais vraiment rencontrée, il va s'attacher à cette fillette et à son destin, le décidant à la chercher et à s'enquérir de son sort. Il n'y avait nulle obligation, l'enlèvement n'était pas de sa faute, mais il traîne partout avec lui la culpabilité de ne pas avoir été assez rapide et assez attentif. Le chemin pour la retrouver va être long et semé d'embûche, à l'image du Mississippi souvent encombré par des bateaux ou des troncs d'arbres.
Nos disparus est ponctué de rebondissements, toujours l'envie d'aller voir plus loin, d'en savoir plus... Tim Gautreaux est définitivement un auteur que je vais suivre, que je vais conseiller et partager. Il nous décrit des hommes et des femmes ordinaires, souvent touchant, parfois repoussant, mais toujours avec cette touche d'humanité qui nous fait comprendre qui ils sont. Une écriture tout en délicatesse pour décrire un monde souvent très dur et choquant, mais bouleversant ! La manière d'écrire et l'histoire n'a pas été sans me rappeler un peu Ron Rash, un autre auteur que je vous recommande vivement – Ron Rash étant toutefois plus sombre !



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04/09/2014

Le Passeur, de Lois Lowry

 
 Le Passeur

Lois Lowry






Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis".
Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.



Le Passeur est l'un de mes plus gros coups de cœur de jeunesse, et qui a le même impact sur moi lorsque je l'ai relu !

Lois Lowry campe son histoire dans une société futuriste, présentée comme idéale et utopique : les douleurs et les conflits ont été éliminés, la société est dirigée avec sagesse... Mais tout cela n'est que la surface ! La guerre a peut-être été éliminée, ainsi que les conflits, mais du coup ce contrôle de leurs éléments a entrainé également une disparition des sentiments, les personnes se comportent de façon uniforme, sans aucune pensée individuelle. Des règles fondamentales oppriment encore davantage les habitants, notamment l'interdiction de mentir ou de sortir la nuit, de restreindre la cellule familiale...
Chaque année jusqu'aux 12 ans, les individus participent à une cérémonie. Leurs droits et leurs obligations changent tous les ans, rajoutant des droits et des obligations. A l'âge de 12 ans, c'est la dernière cérémonie : les Sages vont attribuer aux enfants le métier qui leur convient le mieux, selon les observations qu'ils ont menées.
Pour Jonas, c'est le grand jour : la cérémonie des 12 ans. C'est un jour qu'il attendait avec impatience mais aussi avec appréhension car il n'a aucune idée de quel métier va lui être attribué. A sa grande surprise, il va être sélectionné pour être le nouveau Dépositaire de la Mémoire. Le Dépositaire est un sage à la position très particulière, très honorifique mais qui entraine de grandes souffrances et qui isole de la famille et des amis. Le Dépositaire est le titulaire des souvenirs du passé, non sur une ou deux générations mais sur d'innombrables années. Cette connaissance du passé va aider le Dépositaire à conseiller les sages sur les décisions à prendre et d'éviter de répéter des erreurs.
Sous la tutelle de l'ancien Dépositaire, Jonas va apprendre peu à peu à comprendre son nouveau rôle. Le
garçon va connaitre enfin des souvenirs de joie et d'amour, mais aussi des souvenirs douloureux, malheureusement... Ce travail va être l'occasion pour Jonas de commencer un long parcours initiatique, qui va le mener beaucoup plus loin qu'il ne le pensait. Les personnages sont décrits avec justesse et émotion, comment ne pas s'identifier à eux ? Jonas est un petit gars intelligent, sensible, qui se pose des questions sur lui et sur son monde. Il va grandir, pour le meilleur et pour le pire, pour devenir vraiment adulte. Le Passeur est un vieil homme très sage, usé par sa vie, mais qui arrive encore à prendre plaisir à son rôle de mentor. Entre ces deux-là va se développer une relation très forte et très touchante. Tous les autres personnages qui entourent Jonas et le Passeur sont merveilleusement décrits, on les voit vivre, évoluer, comme si on était à côté d'eux.
Le Passeur est un véritable petit bijou, un coup de cœur. C'est un dystopie qui tient un peu de 1984, Le
Meilleur des mondes et de Fahrenheit 451, mais abordable pour les enfants et avec un fort message compréhensible davantage pour un public adulte. Ce roman de Lois Lowry est un des premiers récits dystopiques, publié dans les années 1990 pour l'édition originale, et qui a une très grande valeur, bien plus que les livres publiés actuellement dans le même genre. Tout est suggéré, de manière à ce que le lecteur se fasse sa propre idée et son analyse, sans être guidé perpétuellement. De même, la fin reste assez ouverte : au lecteur de décider s'il veut y voir une fin heureuse ou non ! Personnellement, j'ai trouvé cette fin très belle et très bien amenée. Contrairement aux livres que j'ai cité plus haut et qui peuvent se terminer assez mal pour certains, ici on a le droit à une lueur d'espoir, une certaine douceur... Le Passeur est un livre qui fait réfléchir, qui heurte certaines idées, et qui nous fait sortir des sentiers battus. On en vient à réfléchir sur nos choix, sur la façon de voir le monde. Car cela a beau être romancé, cela pourrait arriver. A force de vouloir contrôler à tout prix notre environnement pour qu'il nous convienne le mieux possible, jusqu'où irons-nous ? Une très belle réflexion sur nous et le monde, même si pas très gaie ! Chacun doit être en droit de choisir, que ce soit notre futur métier ou même tout simplement de quel couleur va être nos pull.
C'est un récit que je recommande tout particulièrement, Le Passeur est vraiment un roman que j'aurais envie de faire découvrir à tout le monde !

Si vous êtes intéressés par poursuivre un peu plus la connaissance de ce monde, n'hésitez pas à découvrir le film, intitulé The Giver et prévu pour le 29 octobre 2014. Vous y retrouverez Brenton Thwaites (Jonas), Jeff Bridges (le Passeur), Meryl Streep (la Doyenne), Alexander Skarsgård (le père de Jonas) et Katie Holmes (la mère de Jonas).






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