17/10/2016

Anno Dracula, Tome 2, de Kim Newman

Anno Dracula, Tome 2
Le Baron rouge sang

Kim Newman







1918. L'Europe est aux mains des vampires. Commandant en chef des armées allemandes, le comte Dracula a juré d'anéantir l'Angleterre, tandis qu'Edgar Poe rédige les mémoires du Baron Rouge.
On croise aussi Mata Hari, Kafka et un petit caporal au front barré d'une mèche brune, qui salue en tendant le bras...



Après avoir lu le premier tome d'Anno Dracula, je me décide enfin à lire la suite !
Le Baron Rouge Sang se déroule en 1918, et la guerre fait rage. Grâce à Charles Beauregard, Dracula a subi un revers. Mais il reste néanmoins dangereux, et surtout bien déterminé à conquérir l'Europe et anéantir l'Angleterre. Beauregard a quelques années de plus au compteur par rapport à son dernier combat contre Dracula. Toujours officiant dans le Diogene's Club, il peut compter notamment sur Edwin Winthrop et sur une journaliste vampire appelée Kate. Après les événements d'Anno Dracula, Dracula a trouvé de nouveaux alliés, une nouvelle base. Il s'est réfugié chez le Kaiser, d'où il centralise sa guerre. Mais plus que Dracula, Le Baron Rouge Sang se concentre sur les exploits de Manfred von Richthofen, connu sous le nom de Baron Rouge. La mission de Beauregard est dangereuse, risquée, et doit être menée à bien...
J'avoue avoir trainée pour lire Le Baron Rouge Sang, étant donné qu'il est resté plus d'un an dans ma PAL. Mais étant donné que j'avais bien accroché au précédent, je me devais de continuer la série ! Surtout que Kim Newman poursuit sur sa lancée et fait une histoire tout aussi intéressante à lire. Le plus grand point positif, pour moi, est ce mélange d'histoire et de vampirisme : il y a certes Dracula, mais surtout le Baron Rouge qui a réellement existé, ainsi que Mata Hari, et bien d'autres ! L'uchronie est utilisé de façon subtile mais intéressante. L'histoire est réécrite mais de façon cohérente mais surtout captivante. Très bien documenté, très bien réutilisé, je dois dire que je suis encore plus intéressée par ce deuxième tome que par le premier !
Quant aux personnages, ils sont tous bien dépeints. Je regrette de ne pas avoir vu davantage les anciens comme Beauregard et son amie vampire, mais Winthrop et Kate sont tout aussi attachants. De même que Dracula, qui s'éloigne évidemment de la version de Stoker tout en restant fidèle à l'idée de départ. Mais la vraie révélation vient de Manfred von Richthofen. Un personnage très bien campé, que je n'aimerais pas croiser en vrai, mais qui s'avère malgré tout charismatique.
J'espère lire la suite rapidement, mais en tout cas Le Baron Rouge Sang m'a fait passer un excellent moment !



Anno Dracula, Tome 1 : Anno Dracula
Anno Dracula, Tome 2 : Le Baron rouge sang
Anno Dracula, Tome 3 : Dracula Cha cha cha




Chronique en + : l'avis de Ivresse Livresque !








15/10/2016

Le jardin arc-en-ciel, de Ito Ogawa

Le jardin arc-en-ciel - Ito Ogawa



01 Septembre 2016
Picquier
19,50€





Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s'apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l'amour sur la terrasse d'Izumi et ne se quitteront plus.
Avec le petit Sosûke, le fils d'Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takashima et dressent le pavillon arc-en-ciel sur le toit d'une maison d'hôtes, nouvelle en son genre. Il y a quelque chose de communicatif dans la bienveillance et la sollicitude avec lesquelles la famille accueille tous ceux qui se présentent : des couples homosexuels, des étudiants, des gens seuls, des gens qui souffrent, mais rien de tel qu'un copieux nabe ou des tempuras d'angélique pour faire parler les visiteurs ! Tous repartiront apaisés. Et heureux.
Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l'intolérance et aux préjugés, d'une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l'amour est l'émotion dont les bienfaits sont les plus puissants. On réserverait bien une chambre à la Maison d'hôtes de l'Arc-en-ciel !




Un roman que j'attendais avec impatience !
Izumi est une jeune mère dont le mari vient de la quitter. Chiyoko est une lycéenne qui va tenter de se suicider. Les deux femmes vont se rencontrer par hasard, alors qu'Izumi empêche la jeune fille de se suicider. Quelques jours plus tard, elles se retrouvent, font peu à peu connaissance... Elles feront l'amour, avant de décider de s'enfuir ensemble. Izumi, Chiyoko et Sosûke, le fils d'Izumi. Ils vont former une nouvelle famille, les Takashima, et trouver refuge dans un village de montagne. Malgré le fait que ce soit deux femmes qui habitent ensemble, faisant se lever des sourcils, la famille va être acceptée malgré tout.
Au bout de quelques années, Izumi et Chiyoko décident de faire de leur maison une maison d'hôtes. Avec leur drapeau arc-en-ciel sur le toit ainsi que leur volonté d'accueillir toutes les personnes, qu'elles soient hétéros, homosexuels, étudiants, famille, seul, heureux ou malheureux... Elles vont rapidement créer un refuge, un endroit où on peut se reposer, se construire et apaiser ses souffrances.
Le jardin arc-en-ciel est une petite pépite. Après avoir lu et adoré Le restaurant de l'amour retrouvé et Le Ruban, je ne pouvais pas manquer le petit dernier d'Ito Ogawa ! Surtout qu'il s'est révélé aussi bon que les précédents, un bijou. Avec lui, je suis passée par toutes les émotions : joie, tristesse, larmes, rires. En lisant les dernières lignes, je n'ai pu que pousser un grand soupir : j'étais triste de quitter les personnages, devant les événements qui leur sont arrivés, mais aussi devant toute la joie dégagée par ces destins hors du commun.
Ito Ogawa présente les règles de la maison : « ne jamais se mentir à soi-même », « Rire à gorge déployée une fois par jour », « Fêter nos joies et pleurer nos chagrins ensemble », « Ne surtout pas se forcer » et enfin « Quand ça va mal, hisser le drapeau blanc sans hésiter ». Des règles simples, évidentes, mais qui devrait être appliquées dans la vie de tous les jours !
Les personnages dépeints par Ito Ogawa sont tous plus touchants les uns que les autres, j'ai eu l'impression de les connaitre et de les voir évoluer. Izumi était une personne renfermée, pas heureuse en ménage avec son mari... et qui a pu véritablement s'ouvrir en rencontrant Chiyoko. Une jeune fille qui est devenu une femme, audacieuse, prête à tout pour ceux qu'elle aime. De son côté, Sosûke, le fils d'Izumi, est sans doute un de ceux que j'ai préféré. Il a le talent d'écouter, de faire chaque personne se sentir importante. Mais le fait d'écouter trop les autres sans se préoccuper de soi-même est dangereux... A part Sosûke, Izumi et Chiyoko ont eu une fille, Takara, un vrai ouragan, une pièce indispensable de la famille !
Le jardin arc-en-ciel est une merveille : à lire absolument ! Je ne peux que vous encourager, c'est une lecture bouleversante.





Challenge : Un genre par mois.
(Mois de septembre)

13/10/2016

Je l'ai fait pour toi, de Laurent Scalese

Je l'ai fait pour toi - Laurent Scalese




Belfond
22 Septembre 2016
19€






Lecture commune avec
La Tête dans les Livres !




Bienvenue à Lazillac-sur-Mer, dans l'univers du commandant Samuel Moss dont les armes sont le charme, la séduction et l'art du détail : rien ne lui échappe, que ce soit sur une scène de crime ou au quotidien. Cette histoire débute quand la romancière à succès Jade Grivier est retrouvée morte chez elle, dans son bureau, suicidée. 


Merci à Belfond !
Jade Grivier est une romancière à succès, retrouvée morte chez elle. Suicide, apparemment. Sauf que le commandant Samuel Moss n'est pas de cet avis ! Et surtout, il a une forte présomption sur l'identité du coupable... Le tout est de prouver qu'il a raison !
Je l'ai fait pour toi nous introduit une nouvelle enquête de Laurent Scalese, mais surtout un personnage haut en couleurs : Samuel Moss est pour le moins particulier. Charmeur, séducteur, mais surtout très névrosé, bourré de tics et de manies. Des particularités dans lesquels il se complait, car cela lui est très utile dans la résolution de ses enquêtes. Malgré son côté charmeur et son intelligence, Samuel Moss n'est pas le partenaire le plus facile à vivre. Sa supérieure lui a assigné une nouvelle équipière, Cheyenne, qui va mettre un certain temps avant de s'habituer à lui ! L'interaction entre ces deux personnages est très intéressante, ils ont une certaine alchimie.
Du côté de l'enquête, pas de grande surprise ou de rebondissement imprévu. Dès le départ, on sait pratiquement qui est le suspect principal. Mais la grande force de Je l'ai fait pour toi, c'est de réussir à nous captiver malgré tout. Car on se pose les questions essentielles : pourquoi avoir commis ce crime ? Comment ? Mais surtout : le crime parfait existerait-il ?
Laurent Scalese est décidément un auteur que j'aime suivre : un très bon style, une histoire qui se tient du début à la fin, et la faculté de camper des personnages très bien détaillés. Très fluide, Je l'ai fait pour toi se lit très – trop – vite !
N'hésitez pas à découvrir Laurent Scalese et son commandant Samuel Moss !





Chronique en + : l'avis de Gruznamur !








Challenge 50 romans en 2016

11/10/2016

Alice au Pays des Morts-Vivants, de Mainak Dhar

Alice au Pays des Morts-Vivants

Mainak Dhar




Deadland, Inde. Un virus a réduit la quasi-totalité de l'humanité à l'état de zombies. Du monde d'hier, il ne reste rien, sinon les armes. Le Comité central règne d'une main de fer sur cette partie de la planète, assurant sa puissance grâce à sa milice, appelée Zeus.
Alice, 15 ans, n'a pas connu d'autre école que celle de la survie. Mais elle y excelle. Lors d'une patrouille, elle surprend un zombie sortant subitement de terre, pourtant des oreilles roses de lapin. Sans l'ombre d'une hésitation, elle s'engouffre à sa suite.
Et chute...



Un titre qui me tentait énormément depuis sa sortie !
Alice au Pays des Morts-Vivants reprend les grandes lignes du roman de Lewis Carroll, mais du côté des zombies. L'intrigue se situe en Inde, et l'état du monde est désespéré après qu'un virus est réduit quasi toute l'humanité à l'état de zombie. Mais quelques poches de résistance demeurent, refusant de se laisser mourir ou réduire à l'état de mort-vivant.
Alice est jeune fille d'une quinzaine d'années, experte en survie et en armes. Un jour, lors d'une patrouille, elle voit un zombie portant des oreilles roses de lapin. Sans réfléchir, elle va le poursuivre et tomber dans un trou. Sous terre, elle va faire de choquante découverte à propos des morts-vivants, et surtout sur la milice Zeus qui protège les rares humains survivants.
Grande fan des écrits de Lewis Carroll et toujours intéressée par les réécritures des romans que j'apprécie, je ne pouvais décemment pas manquer Alice au Pays des Morts-Vivants ! De plus, je trouve que la couverture est très chouette.
Le monde décrit par Mainak Dhar est particulièrement frappant : dévasté, il est pour le moins hostile aux hommes qui tentent d'y habiter. Ceux qui ont connus le monde avant qu'il ne s'effondre ont mal supportés la transition et l'apparition des zombies, mais pour Alice qui ne connait que cela, le monde lui parait normal. Elle a une sœur, ses parents... Qui, malgré les circonstances, ont tenu à lui offrir une enfance relativement protégée, tout en lui apprenant à se défendre. De fait, Alice est devenue une des meilleures combattantes de son village, tout en conservant une dose de naïveté et de curiosité. Au fur et à mesure, Alice va passer de la jeune fille impulsive à une combattante et un leader averti, qui va mener les hommes sur un nouveau chemin.
Alice au Pays des Morts-Vivants est une histoire qui se dévore toute seule, et très agréablement ! Mainak Dhar a une écriture simple mais addictive, et l'univers qu'il construit est très cohérent. Dès le début, j'ai été plongée dans l'histoire, et sans aucun temps mort ! J'ai adhérée du début à la fin à la façon dont l'auteur a réutilisé l'histoire d'Alice au Pays des Merveilles pour l'intégrer aux morts-vivants.
Si vous êtes amateurs de monde post-apocalyptique, de zombies et de Lewis Carroll, je suis sûre qu'Alice au Pays des Morts-Vivants vous plaira !



Chronique en + : l'avis de True Blood Addict !



Challenge : 50 romans en 2016

09/10/2016

La fille dans le brouillard, de Donato Carrisi

La fille dans le brouillard - Donato Carrisi



31 Août 2016
Calmann Lévy
20.50 €





Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes italiennes.
Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu'il ne parviendra pas à résoudre l'affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village...



Merci à Calmann Lévy !
Dans les Alpes Italiennes, une jeune fille est enlevée. Pour résoudre cette enquête, c'est le commissaire Vogel qui est envoyé. Un commissaire aux méthodes pour le moins... surprenante ! Pour avoir les ressources et les subventions nécessaires à résoudre l'enquête, il n'hésite pas à se servir des médias, mais surtout à outrepasser les limites et parfois à falsifier certaines preuves. Cette enquête va entraîner les personnages loin, trop loin peut-être. Le commissaire Vogel, le professeur accusé du meurtre... Tous vont devoir face à la partie la plus sombre d'eux-mêmes !

Je suis Donato Carrisi depuis ses débuts avec Le Chuchoteur, et je dois dire que je ne suis jamais déçue ! Encore une fois, La fille dans le brouillard se révèle excellent. Donato Carrisi raconte l'absence de cette jeune fille à travers le filtre des réactions de la communauté, nous montre les différentes réactions (tant « bonne » que « mauvaise »), mais surtout fait un travail excellent avec les manipulations orchestrées par différents personnages, que ce soit par le commissaire Vogel ou par les médias. Nous savons tous comment les médias peuvent s'emballer vis-à-vis de certains événements, se contentant parfois de jouer avec les émotions pour faire de l'audimat et du chiffre. La grande force de La fille dans le brouillard est de nous montrer comment les médias fonctionnent, comment la police peut l'utiliser pour faire avancer une enquête... Car oui, des faits terribles se produisent tous les jours, à chaque minute, et nous en savons qu'une infirme partie ! Alors, parfois, pour pouvoir mener une enquête, il faut employer des moyens extrêmes.
Donato Carrisi réutilise une histoire racontée mille fois, mais avec son talent et son écriture, il réussit à la rendre neuve ! C'est la preuve qu'il se classe définitivement parmi les meilleurs auteurs de romans policiers de ces dernières années.
Encore une fois, La fille dans le brouillard est une excellente lecture, déstabilisante et surprenante jusqu'aux dernières pages. A lire !





- Nous avons tous besoin d'un monstre, docteur. 
Nous avons tous besoin de nous sentir meilleurs que quelqu'un.



Chronique en + : l'avis de Léa Touch Book !








Challenge 50 romans en 2016

07/10/2016

Les Chroniques Saxonnes, Tome 3, de Bernard Cornwell

Les Chroniques saxonnes, Tome 3
Les Seigneurs du Nord
Bernard Cornwell



En cette année 878, le royaume d'Angleterre vibre à l'unisson de son roi : le Wessex s'est libéré du joug cruel des Vikings.
Le comte Uthred, vingt ans à peine, a bataillé ferme, et il espère que le mérite de son épée sera récompensé. Hélas, Alfred le Grand n'est pas réputé pour ses largesses... Uthred, jeune comte sans domaine et guerrier sans bannière, retourne alors dans sa région natale et dirige une troupe de rebelles vers le nord afin de s'attribuer par la force les terres qui lui reviennent de plein droit.
Les Seigneurs du Nord : un roman splendide qui s'appuie sur des événements historiques, illustrant magnifiquement les luttes et les péripéties de ces terres sauvages et sanglantes.



Après avoir lu les deux premiers tomes, je ne pouvais pas manquer de poursuivre les aventures d'Uthred !
Les Seigneurs du Nord se déroule en l'an 878, et le Wessex semble être libéré pour de bon du joug des Vikings. Uthred a fait beaucoup pour cette victoire, et il espère que le roi Alfred le récompensera à sa juste valeur. Malheureusement, Alfred est plus connu pour sa piété que pour sa largesse... Uthred, toujours aussi jeune et impétueux, décide de prendre ce qui lui revient de droit par la force.
Nous suivons Uthred dans ses pérégrinations, entre le Wessex et la Northumbrie, sur les terres natales de notre héros... Nous rencontrons certains personnages des premiers volumes comme de nouveaux. Je dois dire que j'apprécie de voir Alfred qui, malgré son comportement, est toujours intéressant à suivre. Mais le personnage que j'ai été le plus ravi de revoir est Ragnar le Jeune, frère adoptif d'Uthred. Surtout qu'ils vont passer un certain temps ensemble, et l'alchimie entre ces deux-là est très agréable à suivre.
J'ai apprécié Les Seigneurs du Nord autant que les précédents, car on y retrouve les ingrédients qui m'ont plu : un héros impétueux, tête brûlée, tiraillé entre son envie de rejoindre sa famille d'adoption et les serments qui le lie à son pays d'origine. Surtout qu'Alfred, fine mouche, fait fort d'arracher un nouveau serment à Uthred, qui est loin d'être ravi. Car le roi a beau avoir des qualités, Uthred ne rêve de rien d'autre que le quitter, et avec un grand plaisir ! Mais surtout Les Chroniques Saxonnes est l'occasion de se replonger dans un bain d'histoire : cette époque n'est pas la plus connue, faute à suffisamment de documents détaillés (beaucoup d'histoires de cette époque se transmettait de manière orale), mais Bernard Cornwell a su utiliser la moindre petite parcelle historique pour l'infuser dans son livre. A chaque page, on a droit à des noms, des détails et une intrigue solide. Le côté historique est très présent, tout comme les batailles, les transactions et les relations de l'époque. Les personnages sont parfaitement dessinés, on a envie de croire que tout ceci est bel et bien arrivés (et certains faits sont réellement authentiques !).
Les Seigneurs du Nord est une histoire passionnante, je suis impatiente de lire la suite des aventures d'Uthred, et j'espère que la 2ème saison de la série TV arrivera vite !




Les Chroniques saxonnes, Tome 1 : Le Dernier Royaume
Les Chroniques saxonnes, Tome 2 : Le Quatrième Cavalier
Les Chroniques saxonnes, Tome 3 : Les Seigneurs du Nord
Les Chroniques saxonnes, Tome 4 : Le Chant de l'épée








Challenge 50 romans en 2016

05/10/2016

Bilan - Septembre

Bonjour, mes Chatons !

Comment s'est passé votre mois de septembre ? De mon côté, ça été plutôt chargé : j'ai commencé un nouveau boulot au début du mois, et avec la rentrée littéraire, s'habituer à une nouvelle équipe et un nouveau lieu, je dois dire que je n'ai pas vu les jours passer ! J'attends de finir la période d'essai (fin octobre) pour vraiment sabrer le champagne. A part le travail, j'ai pu assister à une masterclass avec Donato Carisi (j'adore cet auteur !), aller rapidement au festival America le dimanche 11 (je suis repartie avec UN livre !), et retourner au jardin Albert Kahn (sans conteste le plus beau jardin de la région parisienne !).


Au fait, en parlant de la rentrée littéraire (qui est un très bon cru cette année, je trouve !), si vous souhaitez retrouver toutes mes chroniques, c'est par ici. D'autres s'ajouteront au fur et à mesure.

Au total 17 livres lu, dont 2 relectures, pour un total de 5686 pages ! Pas mon meilleur mois, mais je suis quand même très satisfaite.





Lectures

- La Mésange et l'ogresse, Harold Cobert
- Les mains lâchées, Anaïs Llobet
- La fille dans le brouillard, Donato Carrisi
- Thirds, Tome 1 : Contre vents et marées, Charlie Cochet
- Un garçon nommé Noël, Matt Haig
- Watership Down, Richard Adams
- Je sais pas, Barbara Abel
- L'affaire Léon Sadorski, Romain Slocombe
- Images fantômes, Elizabeth Hand
- Génération K, tome 1 : Génération K, Marine Carteron
- Impasse du Nord, Gudule (relecture)
- Felix Funicello et le miracle des nichons, Wally Lamb
- Ainsi fleurit le mal, Julia Heaberlin
- Cupcakes et Compagnie, Tome 1 : Cupcakes et Compagnie, Lisa Papademetriou (relecture)
- Cupcakes et Compagnie, Tome 2 : La vie c'est pas du tout du gâteau, Lisa Papademetriou
- Je l'ai fait pour toi, Laurent Scalese
- Le jardin arc-en-ciel, Ito Ogawa





Séries

- Blindspot 2x01 à 2x02
- BrainDead 1x11 à 1x13

- Criminal Minds 12x01
- Gotham 3x01 à 3x02
- MI-5 7x01
- NCIS 14x01 à 14x02
- Once Upon a Time 6x01
- Poldark 2x01 à 2x03
- Quantico 1x13 à 1x22
- Quarry 1x01 à 1x03
- The Big Bang Theory 10x01 à 10x02
- The Get Down 1x01 à 1x02
- The Path 1x09 à 1x10
- Victoria 1x02 à 1x06






Octobre promet d'être très intense, la rentrée va peu à peu laisser place à Noël... On ne risque pas de s'ennuyer ! Et vous mes Chatons, quoi de prévu ? Bon mois d'octobre à tous !

03/10/2016

Shadowhunters – Saison 1 (Freeform, Netflix)

Fiche technique

Titre original : Shadowhunters
Genre : Série fantastique
Création : Ed Decter (développement)
D'après la série littéraire La Cité des Ténèbres de Cassandra Clare
Musique : Ben Decter
Pays d'origine : États-Unis
Chaîne d'origine : Freeform, Netflix (France)
Nb. de saisons : 1
Nb. d'épisodes : 13
Durée : 42 minutes
Diff. Originale : 12 janvier 2016 – en production
Officiellement renouvelée pour une saison 2



Synopsis

Dans le New York contemporain, les humains ne se doutent pas des forces démoniaques qui s'affrontent sous leurs yeux. Parmi eux, Clary Fray découvre le jour de ses 18 ans qu'elle n'est pas une adolescente comme les autres.
Dotée de certains pouvoirs qu'elle ne maîtrise pas encore, la jeune femme est brutalement propulsée vers le côté obscur de notre monde, dans lequel des Chasseurs d'Ombres combattent des créatures maléfiques. En s'alliant aux autres Chasseurs, Clary accomplit sa destinée, tout en allant de révélation en révélation.




Distribution

Katherine McNamara : Clarissa « Clary » Fray / Fairchild
Dominic Sherwood : Jace Wayland
Alberto Rosende : Simon Lewis
Emeraude Toubia : Isabelle « Izzy » Lightwood
Matthew Daddario : Alexander « Alec » Lightwood
Isaiah Mustafa : Lucian « Luke » Garroway / Graymark
Harry Shum Jr : Magnus Bane
Maxim Roy : Jocelyn Fray / Fairchild
Alan Van Sprang : Valentin Morgenstern
Jon Cor : Hodge Starkweather
Jade Hassouné : Meliorn
David Castro : Raphaël Santiago
Stephanie Bennett : Lydia Branwell
Nicola Correia Damude : Maryse Lightwood
Paulino Nunes : Robert Lightwood





Épisodes

Première saison (2016)
1- La Coupe Mortelle (The Mortal Cup)
2- La descente aux enfers n'est pas facile (The Descent Into Hell Isn't Easy)
3- La fête du mort (Dead Man's Party)
4- Une fête d'enfer (Raising Hell)
5- La traque (Moo Shu to Go)
6- Des anges et des hommes (Of Men and Angels)
7- Arcanes majeurs (Major Arcana)
8- Contamination (Bad Blood)
9- Insurrection (Rise Up)
10- L'autre dimension (This World Inverted)
11- L'appel du sang (Blood Calls to Blood)
12- Malec (Malec)
13- L'étoile du matin (Morningstar)



Mon avis

Shadowhunters est l'adaptation en série des livres de Cassandra Clare, The Mortal Instruments. Après une adaptation en film pas exceptionnel mais correcte, qu'en est-il de la série ? 
L'histoire commence donc avec Clary Frey, une jeune femme de 18 ans qui apprend appartenir à la lignée des Shadowhunters : ce sont des chasseurs de démons, à la fois anges et démons, et dont le travail est de protéger le monde ignorant des hommes des attaques de démons. Clary doit donc à la fois accepter sa nouvelle identité, mais aussi retrouver sa mère, kidnappé par homme mystérieux et dangereux appelé Valentin, mais aussi retrouver la Coupe Mortelle avant qu'elle ne tombe entre de mauvaises mains.
Dans l'idée, Shadowhunters promet donc de bonnes choses, surtout que l'œuvre de Cassandra Clare est
bien écrite, avec des personnages intéressants, un univers et une mythologie complexe. Mais malheureusement, la série peine à satisfaire...
D'ailleurs, c'est bien la première fois que je trouve qu'un film est plus réussi qu'une série ! Car le film, malgré quelques facilités et coupes dans l'histoire, était de loin plus convaincant, que ce soit pour l'histoire, le décor et l'univers, ou les personnages principaux ! Car, malheureusement, on ne peut pas dire que la série Shadowhunters brille particulièrement à ce niveau-là... Je peux comprendre et accepter que la série ne suive pas tout à fait l'histoire d'origine, certains choix sont cohérent mais le défaut est que l'univers n'arrive pas à convaincre, c'est bancal et mal expliqué. Les personnes qui n'ont jamais lu The Mortal Instrument risquent de ne pas tout comprendre, état donné que la série TV n'explique pas tous les détails de cet univers.
Mais à part ça, le grand reproche va également et surtout au casting. Pour moi, LA plus grosse faiblesse de Shadowhunters ! Katherine McNamara, qui campe Clary, devrait être la valeur sûre, l'actrice sur laquelle toute l'histoire pourrait se reposer. Mais non : Katherine McNamara est tout simplement mauvaise. Même si je n'aime pas dire du mal et que je trouve des qualités à une personne, je n'ai pas réussi à
m'attacher à son personnage ni à la trouver crédible. Qu'elle soit en train de rire, de pleurer, d'être choqué ou émerveillé, il n'y a pas de nuance, que de l'exagération. Et je ne peux pas dire Dominic Sherwood ait tellement relevé le niveau. Son jeu est un peu plus fluide, même s'il n'est pas convaincant à 100%. Pour ma part, c'est aussi son physique qui ne collait pas à la description de Cassandra Clare, et je trouve que Jamie Campbell Bower était de loin beaucoup plus crédible, que ce soit au niveau de son jeu ou physiquement ! De même que Lily Collins, qui était convaincante. En tout cas, davantage que Katherine McNamara. 
Mais à ce point-là, vous pouvez vous demander : « Mais alors, pourquoi avoir continué à regarder Shadowhunters ? Serait-ce du masochisme ? ». Eh bien... peut-être un peu ! Mais surtout, je n'aime pas abandonner une série que j'ai commencé (on n'est jamais à l'abri d'une surprise), et surtout grâce au fait que ca s'améliore petit à petit, mais surtout, SURTOUT, grâce à un casting secondaire convaincant. Simon, que je n'appréciais pas au début (mais c'est aussi parce que je n'aime pas les triangles amoureux), apporte au final une touche fantastique très intéressante ; Isabelle, une fois qu'elle a commencé à prendre ses responsabilités, s'avère vraiment très sympathique ; son frère Alec est également une valeur sûre, l'acteur est bon dans son rôle, très mignon, et surtout j'adore son histoire avec Magnus ! Magnus, LE personnage qui m'a fait tenir jusqu'au bout de la série. Clairement, je pense que la relation du Malec (Magnus/Alec), est ce qui a fait tenir la majorité des spectateurs.
Et malgré tout les points négatifs de cette série, je pense pouvoir dire que je regarderais la suite (oui, je suis masochiste) rien que pour eux, et pour l'espoir de voir que la série s'améliore. 
Une fois qu'on a réussi à dépasser les premiers épisodes et le manque de talent de Katherine McNamara, Shadowhunters se regarde plutôt bien. Donc, sans que ce soit une série que je vous conseille, il y a malgré tout des points positifs ! (S'il vous plait, pour la prochaine saison, virez-moi Katherine McNamara et prenez une autre actrice, PITIÉ !!)

01/10/2016

La Frontière du loup, de Sarah Hall

La Frontière du loup - Sarah Hall



14 Janvier 2016
Christian Bourgois
25€



Rachel Caine travaille dans une réserve indienne de l'Idaho. Elle est sans nul doute le meilleur expert britannique de la biologie et du comportement des loups.
À la demande d'un riche propriétaire terrien militant de la cause environnementale, elle accepte de rentrer en Écosse pour l'aider à réintroduire le loup gris dans son domaine. Pour Rachel, ce retour en Combrie n'est pas uniquement synonyme de changement professionnel.
Enceinte depuis peu, elle doit également se réconcilier avec sa famille désunie et faire face au défi que représente la réintroduction d'un animal disparu de l'île depuis plus de cinq siècles.




Un jour que je trainais dans les rayons d'une librairie, La Frontière du loup m'a sauté au visage.
Rachel Caine travaille dans une réserve. Étant le meilleur expert en biologie et comportement du loup, un riche propriétaire terrien lui demande de l'aider à réintroduire le loup gris dans son domaine, en Écosse. Rachel va accepter de revenir, à la fois pour changer de milieu professionnel, de faire face à un nouveau défi ; mais surtout pour tenter de se réconcilier avec son frère ainsi que de se préparer à l'arrivée de son bébé à naitre.
La Frontière du loup est un livre qui m'attirait énormément : déjà c'est la couverture qui m'a littéralement frappé dans l'œil mais surtout pour son sujet. Le loup est un animal qui m'a toujours fascinée, depuis toute petite. Je pouvais tout aussi bien lire des romans ou des documentaires tout comme regarder les reportages. Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce livre ! Surtout qu'il est magnifiquement bien écrit. On est plongés dès le début dans l'intrigue, dans la vie des hommes et des loups. 

Rachel est particulièrement frappante, car très touchante. Elle est à la fois la professionnelle mais aussi la femme parfois au bord du gouffre. La jeune femme a beau être la plus compétente en zoologie, cela ne l'empêche de douter et d'avancer en trébuchant dans sa vie privée. Pour ce qui est de son frère, Lawrence, il est également tout aussi intéressant et brisé. La relation qui va se nouer entre le frère et la sœur va devenir de plus en plus forte tout en restant souvent fragile, spécialement au début. Quant aux autres personnages, que ce soit l'employeur, les collaborateurs, les collègues ou les personnes que Rachel rencontre, ils sont tous différents et apportent tous quelque chose d'essentiel à l'intrigue.
J'aurais souhaité avoir plus de contacts avec les loups, en entendre parler davantage, mais j'imagine que faire de La Frontière du loup un livre trop technique aurait pu rebuter certains. Mais malgré tout, La Frontière du loup est un hommage vibrant aux loups, à la nature, mais surtout au fait que l'homme soit capable à la fois du pire et du meilleur. L'homme détruit sa planète et l'habitat de nombreux animaux mais peut aussi tenter de réparer ses erreurs.
La Frontière du loup est un récit que j'ai adorée du début à la fin, un gros coup de cœur !






Challenge : 50 romans en 2016